OTTAWA — Pour une seconde fois depuis le début de la campagne, des militants conservateurs ont interrompu une conférence de presse de Stephen Harper en invectivant des journalistes.

Les partisans qui peuvent assister à ces événements sont pourtant triés sur le volet: ils doivent avoir l’aval du parti avant d’obtenir leur billet d’entrée, assorti d’un code barres. N’entre pas qui veut.

Mais ces mesures n’ont pas empêché les débordements. Mercredi, à Welland en Ontario, une journaliste s’est fait huer par la foule quand elle a annoncé que sa question portait sur le dossier des réfugiés syriens. Un homme dans la salle a alors pris à partie les journalistes.

«Combien d’enfants se sont noyés dans les piscines l’été dernier au Canada? Blâmez-vous le gouvernement pour cela?», a-t-il crié aux reporters.

L’homme faisait référence à cette photo bouleversante du petit Alan Kurdi, 3 ans, face contre terre sur une plage turque, mort noyé alors que sa famille tentait de gagner la côte européenne pour fuir la guerre. L’image a ému la planète et avivé le sentiment qu’il y avait urgence d’agir pour plusieurs gouvernements.

M. Harper n’a pas condamné les propos du militant conservateur, mais a encouragé la journaliste à poursuivre avec sa question.

Le 18 août dernier, un incident semblable s’était produit à Toronto lors d’un rassemblement, alors qu’un homme avait interrompu une journaliste s’adressant à M. Harper sur le scandale du sénateur Mike Duffy, la sommant de poser une question sur l’annonce du jour. Plus tard, il avait insulté les journalistes présentes, les traitant de «petites merdes menteuses».

Le porte-parole conservateur Kory Teneycke avait présenté ses excuses pour l’incident et avait indiqué que les règles de décorum allaient désormais être rappelées au public avant les rassemblements. On aurait toutefois omis de rappeler ces règles aux militants mercredi.

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