WELLAND, Ont. — Alors que des piliers du Parti conservateur s’inquiètent de l’état de la campagne électorale, le jeu des reproches commence au sein de l’équipe.

Plusieurs sources du Parti conservateur, qui ont requis l’anonymat par crainte de représailles, ont des avis divergents sur ce qui ralentit leur campagne. Mais elles s’entendent pour dire que la campagne ne fonctionne pas «à plein régime», comme a dit l’une d’elles.

Une des sources a confié que les ministres du cabinet avaient été encouragés par des piliers du parti à proposer à M. Harper des moyens d’aider la campagne.

Les organisateurs régionaux et les ministres ne sont pas consultés régulièrement ni informés sur les enjeux qui surgissent dans la campagne, a-t-elle affirmé. De manière générale, il y a un manque de souplesse dans la campagne conservatrice, ce qui signifie que les rivaux de M. Harper sont capables de façonner des parties du débat électoral.

Selon une autre source, M. Harper a encore plus restreint son cercle de conseillers que lors des élections précédentes.

Un conservateur est allé jusqu’à qualifier la chose de «mutinerie ouverte», affirmant que de nombreux membres ne proposent même pas leur aide à la campagne par désillusion.

La directrice de campagne, Jenni Byrne, est une figure qui divise les gens. Certains la défendent et parlent d’elle comme d’une stratège compétente, alors que d’autres affirment que ses instincts hyper-partisans font d’elle une très mauvaise conseillère, particulièrement sur la crise des réfugiés.

«Mme Byrne fait ressortir les pires instincts de M. Harper», a lâché une source.

Sa décision de suivre par moments M. Harper sur la route, plutôt que de gérer la campagne à temps plein depuis les bureaux d’Ottawa, est aussi désapprouvée par certains, qui croient qu’il est difficile d’avoir une vision générale de la campagne dans la bulle de l’autobus conservateur.

Sa fragile relation avec le président de campagne, Guy Giorno, serait un autre facteur de la discorde en coulisses. Certains sont loyaux à M. Giorno, alors que d’autres disent que Mme Byrne porte à tort le blâme.

«Si Ray (Novak, le chef de cabinet) est de retour aux quartiers généraux et que M. Harper a besoin de quelqu’un de confiance avec lui, Jenni (Byrne) pourrait remplir ce rôle», a dit une des sources d’Ottawa.

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