OTTAWA — Des représentants du Nouveau Parti démocratique (NPD) et du Parti conservateur n’ont pas attendu le débat sur l’économie de jeudi soir pour commencer à attaquer les libéraux fédéraux sur leurs promesses.

Les chefs des trois principaux partis étaient plutôt discrets, jeudi, en vue de la joute électorale organisée en soirée à Calgary par le quotidien national Globe and Mail.

La cible de ces attaques, le chef libéral Justin Trudeau, semblait envoyer le message que cela ne l’atteignait pas: jeudi matin, il a publié sur son compte Twitter une photo de lui, seul en canot sur une rivière — une scène évoquant une photo bien connue de son père, Pierre Elliott Trudeau.

M. Trudeau mise sur un déficit de 10 milliards $ par année jusqu’à 2019 pour investir dans les infrastructures et ainsi relancer l’économie, alors que les chefs conservateur, Stephen Harper, et néo-démocrate, Thomas Mulcair, promettent l’équilibre budgétaire.

En conférence de presse à Ottawa, la formation politique a dit avoir conclu que le cadre financier du Parti libéral du Canada (PLC) comportait des erreurs, notamment en surestimant les revenus tirés de l’impôt des particuliers d’environ 1 milliard $.

«Ce qui est encore plus troublant, c’est que la facture augmente sans qu’il n’ait consacré un seul sou à la santé et à l’éducation», a affirmé le candidat néo-démocrate Andrew Thomson, également ex-ministre des Finances de la Saskatchewan.

M. Thomson a ajouté que son parti s’était donné la peine de calculer le coût des promesses du PLC puisque le parti dirigé par Justin Trudeau ne l’a pas encore fait. Un peu comme le martèlent les conservateurs, le candidat a soutenu que cela trahissait un manque d’expérience.

Le NPD a dévoilé son cadre financier mercredi en promettant quatre années de surplus, notamment en haussant l’impôt des entreprises et les redevances des compagnies pétrolières et en éliminant des déductions d’impôts sur les options d’achat d’actions.

Mais les oranges n’ont pas échappé aux critiques pour l’ambiguïté de leurs promesses de dépenses, dont 2,9 milliards $ pour «aider là où c’est le plus nécessaire», selon le cadre financier.

Jason Kenney, le ministre de la Défense sortant, a également tenu une conférence de presse à Toronto, jeudi, afin de discuter de l’économie et de ce qu’il a qualifié de «l’approche fiscale désastreuse» de M. Trudeau.

M. Kenney a évalué que Justin Trudeau cumulerait au cours de la première année d’un gouvernement libéral un déficit de 24,7 milliards $, qui se creuserait à 34,5 milliards $ lorsque les promesses seraient toutes réalisées.

Jason Kenney s’est de nouveau fait questionner sur la raison pour laquelle c’est lui, et non le ministre des Finances, Joe Oliver, qui discute d’argent et d’économie.

Le ministre de la Défense a répondu qu’il était un porte-parole national pour les conservateurs et que M. Oliver travaillait fort dans sa circonscription de Toronto, Eglinton-Lawrence, où se présente aussi Andrew Thomson pour le NPD.

Durant ce temps, les employés de M. Trudeau le disaient impassible devant ces critiques. Les photos de lui pagayant seul sur la rivière Bow étaient éloquentes.

«Journée parfaite», a plaisanté M. Trudeau durant la séance photo.

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