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MONTRÉAL — Comme il l’avait prévu plus tôt cet été, la nouvelle formation politique Forces et Démocratie pense pouvoir présenter entre 20 et 25 candidats en vue de l’élection fédérale du 19 octobre.

Selon Élections Canada, ceux et celles qui veulent se porter candidats ont jusqu’à 14 heures (heure locale) le lundi 28 septembre pour soumettre leur candidature. Par la suite, les directeurs de scrutin ont 48 heures pour confirmer les candidatures; la liste complète des candidats confirmés sera en ligne le dernier jour de septembre.

Sur le site Internet du Parti, le parti présente 15 candidats. Trois d’entre eux sont des députés sortants (Jean-François Fortin, Jean-François Larose et Manon Perreault). Force et Démocratie compte aussi un candidat en Ontario et une autre à Terre-Neuve-et-Labrador.

Interrogé sur le fait que le nombre de candidats est pour le moins «limité», le chef du parti, le chef du parti Jean-François Fortin, a expliqué qu’il n’est pas question d’avoir des candidats dits «poteaux», préférant des gens impliqués dans leur communauté, qui connaissent les enjeux locaux et qui font campagne.

Sans nommer le NPD qui avait plusieurs de ces candidats de la sorte à l’élection de 2011 au Québec, M. Fortin a estimé que cette façon de faire est «un manque de respect pour la communauté». Mais, il reconnaît du même souffle que ses exigences limitent la possibilité d’avoir pour son parti plus de candidats.

Autre volet, dans le combat du parti pour rehausser les normes et lutter contre le cynisme ambiant envers la politique, la jeune formation propose dans son programme des mesures pour que les députés soient plus efficaces.

L’une des nouvelles avenues, inspirée de ce qui se fait dans plusieurs états américains et pays, veut que les électeurs puissent destituer un député de sa fonction s’ils jugent que son travail est «insatisfaisant» en cours de mandat.

«Trop souvent, a dit M. Fortin, on voit des députés devenir des marionnettes alors qu’ils doivent être d’abord des représentants de leur communauté. Le message doit partir d’en bas et aller vers le haut. Une fois les députés élus, les citoyens ont peu de pouvoir ou de contrôle sur eux. Or, la mécanique de destitution permettrait de se réapproprier du pouvoir. Les députés doivent faire remonter les aspirations de leur région au Parlement» a-t-il mentionné, ajoutant qu’il faut en finir avec les lignes de parti.

Pour appliquer une telle politique, qui doit obtenir l’aval des Communes, il faudrait la signature d’une pétition par 25 pour cent des électeurs inscrits, qui entraînerait par la suite un référendum sur la destitution du député en place.

«On n’est pas habitué à ça, a reconnu le chef de Forces et démocratie, mais une telle affaire ne serait pas complexe. Élections Canada pourrait s’en occuper. Et en bout de piste, on redonne le pouvoir aux patrons, soit les électeurs», a analysé le député de La Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia.

Le principe de révocation d’un élu existe en Suisse, au Venezuela et dans plusieurs États américains. Arnold Schwarzenegger est devenu gouverneur de la Californie en 2003, à la suite de la destitution de Gray Davis, par les électeurs. Au Canada, la Colombie-Britannique a aussi un mécanisme semblable.

Forces et démocratie espère faire élire des candidats afin de proposer ces changements concrets aux Communes.

Mais le parti, sur le plan financier, a peu d’argent. «On paye les frais de base», a indiqué M. Fortin qui a admis que la question du financement n’est pas facile.

«Il faut faire montre de créativité et d’originalité. Les dons populaires ont permis de faire tourner le parti, et maintenant, depuis le déclenchement de l’élection, on peut émettre des reçus pour fins d’impôt, comme les autres partis. Cela permet de ramasser un peu plus d’argent», a-t-il reconnu.

Le nouveau parti de Jean-François Fortin aura un an à la fin octobre.

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