SAINT-JEAN, T.-N.-L. – La professeure impliquée dans une controverse avec un étudiant malentendant de l’Université Memorial, à Terre-Neuve-et-Labrador, a présenté sa version des faits. La professeure dit que l’étudiant, qui l’accuse de ne pas avoir voulu l’accommoder, a une mémoire sélective des événements.

Dans un communiqué transmis à la station de radio locale VOCM, la professeure d’histoire Ranee Panjabi a expliqué que William Sears avait rejeté son offre de discuter des solutions de rechange possibles à un transmetteur FM, dont il affirme avoir besoin pour bien entendre lors des cours.

Mme Panjabi a affirmé que l’étudiant de troisième année était sorti brusquement de la classe au lieu de s’expliquer. Son appareil auditif ne lui permet pas d’entendre des discussions qui impliquent ses camarades de classe ou les vidéos présentées dans le cadre du cours. Il se retrouve donc dans une situation désavantageuse.

William Sears a déposé une plainte relative aux droits de la personne après que la professeure d’histoire eut refusé de porter un dispositif auditif, en invoquant ses croyances religieuses.

Mme Panjabi a rappelé qu’elle était titulaire d’un diplôme en droit et qu’elle avait eu une entente avec la direction de l’université, en 1996, lui permettant de refuser un dispositif semblable pour des motifs religieux.

La professeure a également affirmé que le Centre Blundon, qui vient en aide aux étudiants ayant un handicap, ne l’avait pas correctement informée des besoins de William Sears avant son arrivée en classe le 10 septembre.

Ranee Panjabi, qui n’a pas répondu aux demandes répétées d’entrevues, a dit que sa réputation professionnelle et personnelle avait été gravement endommagée par cet incident.

Mercredi, l’association étudiante a organisé une manifestation sur le campus de Saint-Jean pour exprimer l’indignation des étudiants.

L’Université Memorial a présenté ses excuses à William Sears et indiqué qu’elle examinait les procédures d’accompagnement qui ont échoué. Le président de l’établissement, Gary Kachanoski, a souligné que l’accord datant d’il y a bientôt 20 ans était également à l’étude.

Mme Panjabi a estimé que l’université établirait un «dangereux précédent» si elle annulait l’accord «en réponse aux caprices de la foule hystérique qui hurlait pour une telle action».

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