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MONTRÉAL – La nouvelle candidate du Parti libéral dans Saint-Henri—Sainte-Anne, Dominique Anglade, ex-présidente de la Coalition avenir Québec, estime que le contexte politique a bien changé depuis qu’elle était à la CAQ et qu’elle dénonçait les «vieux partis» usés comme le PLQ.

La CAQ affirmait alors qu’il y avait des odeurs de corruption autour du Parti libéral du Québec.

Interrogée sur ses déclarations passées, vendredi, alors qu’elle se présentait aux côtés de son nouveau chef, Philippe Couillard, dans le sud-ouest de Montréal, Mme Anglade a soutenu que le contexte politique avait bien changé depuis. Elle était présidente de la CAQ en 2012-2013 et elle avait tenté de se faire élire dans Fabre pour la CAQ en 2012.

«Depuis ces élections et ce temps-là, il y a eu une nouvelle loi sur le financement des partis politiques, il y a eu la mise en place de l’UPAC. Même à Montréal, il y a eu le Bureau de l’inspecteur général qui a été créé, donc beaucoup d’éléments qui ont été mis en place justement pour passer à une autre étape. Et je pense qu’aujourd’hui, on est là, à un autre moment, avec un leadership qui est renouvelé, avec une équipe qui est renouvelée au Parti libéral».

Par ailleurs, Mme Anglade n’a pas répliqué directement à l’affirmation du chef de la CAQ, François Legault, voulant qu’elle fasse le saut au PLQ pour devenir ministre. Elle a assuré qu’elle visait simplement à se faire élire comme députée de Saint-Henri—Sainte-Anne, en remplacement de la démissionnaire Marguerite Blais, et que la suite était une prérogative du premier ministre Couillard.

Mme Anglade a aussi justifié son divorce idéologique en soutenant que la CAQ avait changé, au fil des ans, et qu’elle n’était plus la coalition qu’elle avait connue.

«Au moment de la formation de la Coalition avenir Québec, il y avait une aile libérale, une aile péquiste et une aile adéquiste à l’intérieur de la coalition, avec un objectif — qui était peut-être idéaliste — mais qui était de former une coalition de toutes les tendances. Mais force est de constater, avec le temps, que l’aile libérale a tranquillement disparu et n’est plus présentement représentée à la Coalition avenir Québec», a d’abord affirmé Mme Anglade.

«Et ça a conduit à des prises de position qui sont beaucoup plus radicales à mon sens en termes d’immigration et au niveau du contexte identitaire. Donc, il y a pour moi là-dedans une incohérence par rapport aux valeurs que je partage et je ne peux pas me voir, à ce moment-là, militer au sein de la Coalition avenir Québec», a-t-elle ajouté.

Le premier ministre Couillard s’est dit enchanté de l’accueillir au sein de l’équipe libérale, elle qui a une expérience à la fois économique — depuis 2013, elle était pdg de Montréal international — et communautaire, puisqu’elle est engagée au sein de diverses organisations.

La CAQ réplique

À son tour, la CAQ a riposté. Le porte-parole du chef, Guillaume Simard-Leduc, a qualifié le PLQ de «parti des portes tournantes ministérielles: les gens en sortent et encaissent leur prime de départ lorsqu’ils ne sont pas ministres et y entrent lorsque le chef laisse miroiter un poste de ministre».

Il a signalé que la position de la CAQ sur l’immigration était le reflet de la volonté d’une majorité de Québécois. «C’est une position nationaliste qui implique que les candidats à l’immigration doivent connaître davantage les valeurs québécoises et la langue française, tout en faisant la preuve de leurs démarches d’employabilité», a-t-il objecté. Selon lui, c’est plutôt le Parti libéral qui est «déconnecté des préoccupations identitaires des Québécois».

Quant à la disparition alléguée de l’aile libérale à la CAQ, il réplique que «le problème, ce n’est pas qu’il n’y a plus de libéraux à la CAQ; c’est qu’il n’y a plus de nationalistes au Parti libéral».

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