Une coalition d’urbanistes, d’architectes, d’écologistes et d’agriculteurs se forme pour demander au gouvernement québécois d’adopter une politique d’aménagement du territoire et de l’urbanisme.

«Actuellement, c’est le grand flou, alors on bricole nos villes à la pièce en fonction des intérêts des grands décideurs publics qui ne se parlent pas. Cette absence de vision nous coûte cher», a déclaré mardi en conférence de presse, Christian Savard, président de l’organisme Vivre en ville.

Les membres de la l’Alliance Ariane ont choisi ce nom en référence à la mythologie grecque où le fil d’Ariane permet de sortir du labyrinthe. Transposé à l’époque actuelle, la référence se veut une sortie du dédale qui nuit à l’établissement de villes durables conçues pour les citoyens dans une perspective d’adaptation au vieillissement de la population et aux changements climatiques.

«Actuellement, le gouvernement demande aux municipalités de favoriser la mobilité durable et le transport actif (marche, vélo) pendant que le ministère des Transports refait des routes sans voies réservées pour le transport en commun ou en sabrant dans l’entretien de la Route verte», illustre François Lestage, président de l’Association des aménagistes du Québec.

La présidente de l’Ordre des architectes du Québec a souligné de son côté l’éparpillement des responsabilités entre ministères. Par exemple, l’aménagement relève du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire alors que le Code de la construction est sous la houlette du ministère du Travail et les normes énergétiques dépendent du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

L’Alliance Ariane comprend aussi l’Union des producteurs agricoles. Son le président est venu dénoncer le fait que tous les nouveaux projets se font généralement sur des terres agricoles qui voient leur nombre baisser constamment.

«On veut une politique qui établisse des règles précises qui seront les mêmes pour tout», a conclu M. Savard. Au moment de publier, le ministère des Affaires municipales n’avait toujours pas retourné nos appels.

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