AMHERST, N.-É. — Un candidat libéral à l’élection fédérale dit avoir été chassé d’un manège militaire en Nouvelle-Écosse par des officiers de l’armée et accuse le Bureau du conseil privé de s’immiscer dans la campagne.

Selon Bill Casey, les officiers lui auraient expliqué que sa présence sur le site patrimonial violait la Loi électorale.

M. Casey, qui est candidat dans la circonscription de Cumberland-Colchester, a raconté qu’il souhaitait visiter le manège militaire d’Amherst la semaine dernière en compagnie d’autres vétérans lorsqu’un porte-parole de l’armée lui a demandé de quitter les lieux puisqu’il était en contravention de la loi et «qu’il le savait».

Le candidat a dit avoir répliqué au porte-parole Mike Bonin pour savoir quels articles il enfreignait, pour ensuite voir M. Bonin préciser qu’il n’était pas question d’une violation de la Loi électorale, mais qu’il avait des directives du Bureau du Conseil privé.

M. Casey — un ancien député conservateur qui a été exclu du caucus par le premier ministre Harper en 2007 — dit qu’il souhaitait braquer les projecteurs sur le piètre état du manège et ainsi augmenter la pression sur Ottawa pour qu’il effectue les travaux promis.

M. Bonin a refusé de répondre aux questions de La Presse Canadienne sur l’incident, se bornant à confirmer qu’il avait «été impliqué dans cette affaire», et qu’on lui avait conseillé de ne pas commenter davantage. Il n’a pas voulu dire de quelle source provenaient ces conseils.

Le ministère de la Défense nationale a dit par communiqué que les établissements de la Défense ne devaient pas être utilisés à des fins de campagne électorale puisque le ministère et les Forces armées se devaient d’afficher une neutralité.

Raymond Rivet, directeur des communications pour le Bureau du Conseil privé, a dit par courriel qu’il n’y avait «pas eu de directives de la part du Bureau du Conseil privé concernant l’accès au manège militaire».

M. Casey dit avoir porté plainte auprès du Directeur général des élections et lui avoir demandé d’ouvrir une enquête.

«Je crois qu’ils ne voulaient pas que quiconque prenne des photos de la situation ou rende public (l’état des lieux)», a dit M. Casey.

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