THE CANADIAN PRESS Rachel Notley

EDMONTON — La première ministre albertaine Rachel Notley a dit «soutenir fortement» le programme du NPD fédéral pour lutter contre les changements climatiques, à l’exception d’un système de plafonnement et d’échange des droits d’émissions de gaz à effet de serre qui pourrait affecter les finances de la province.

Après avoir dit la veille, de passage à Montréal, qu’un tel système «ne serait peut-être pas la meilleure voie à suivre» pour l’Alberta, Mme Notley a tenté, mardi, de minimiser les divergences de points de vue entre son parti, le Nouveau Parti démocratique (NPD) de l’Alberta, et son pendant fédéral.

Le plan du chef fédéral Thomas Mulcair permettrait aux provinces de se retirer du marché du carbone si leurs efforts pour combattre les changements climatiques sont aussi importants ou encore plus poussés que la stratégie nationale. Cela sied bien aux néo-démocrates albertains, a dit, mardi, Mme Notley.

«Les commentaires que j’ai faits hier (lundi) cadrent avec la feuille de route qui a été annoncée par Tom Mulcair», a dit la première ministre albertaine dans une conférence téléphonique avec des journalistes.

«Ce que (M.) Mulcair dit, c’est que leur plan permettra aux provinces d’en arriver avec leur propre solution. Mon avis à l’égard du plan du parti fédéral sur le climat est que l’Alberta peut très bien travailler dans ce cadre et que le plan est raisonnable», a-t-elle ajouté.

Mme Notley a qualifié la divergence perçue entre les branches du NPD d’un «malentendu accidentel» à l’égard de ses propos tenus, lundi, à Montréal.

M. Mulcair a souligné que quelques provinces — la Colombie-Britannique, l’Alberta, le Québec et l’Ontario — avaient déjà implanté leurs propres mesures contre les changements climatiques, telles que la mise en vigueur d’une taxe carbone ou d’un plafonnement et échange des droits d’émissions.

«Nous n’allons pas remplacer quelque chose qui fonctionne déjà», a dit M. Mulcair au cours de la fin de semaine.

Cette possibilité de retrait est ce qui gagne l’appui de Mme Notley.

«Nous ne sommes pas particulièrement intéressés dans un plan qui résulterait dans le transfert de capitaux à l’extérieur de l’Alberta», a dit la première ministre, mardi.

D’ici 2017, l’Alberta prévoit exiger des grands émetteurs une réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre de 20 pour cent par unité de production. Il en coûterait 30 $ la tonne aux entreprises pour les émissions supérieures à ce niveau.

Une analyse menée en juillet 2014 pour le gouvernement de l’Alberta par le Brattle Group a recommandé d’augmenter la taxe carbone de l’Alberta à 50 $ la tonne — une augmentation de près de 70 pour cent.

Ce rapport est étudié par un comité chargé d’établir une politique climatique globale pour l’Alberta en vue de la conférence de Paris en décembre. Les conclusions du comité devraient être connues en novembre.

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