OTTAWA — Un gouvernement fédéral néo-démocrate ne se sentirait pas contraint de respecter un accord de libre-échange du Partenariat transpacifique (PTP), que les conservateurs pourraient signer dans les prochains jours.

Une lettre cinglante du chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, destinée au ministre du Commerce international, Ed Fast, soutient que le gouvernement n’a pas de «mandat» pour négocier les derniers détails du PTP, un accord commercial entre 12 pays du pourtour du Pacifique.

«Un gouvernement du NPD ne se considérera pas lié par un quelconque accord signé par votre gouvernement conservateur durant cette élection fédérale», écrit M. Mulcair dans la lettre envoyée vendredi à M. Fast.

M. Mulcair fait valoir dans la missive que les conservateurs ont perdu tout droit de signer l’accord le jour où ils ont déclenché cette campagne électorale fédérale.

Il affirme que les conservateurs auraient dû consulter les autres partis en vertu d’une convention selon laquelle le gouvernement, puisqu’il est dissout, en devient un de transition qui s’en tient surtout aux affaires courantes et à la gestion prudente. Il ne doit pas lier les mains d’un prochain gouvernement avec la signature d’un accord commercial, selon M. Mulcair.

Le chef néo-démocrate écrit que son parti n’accepterait jamais d’aller de l’avant avec une entente qui laisserait tomber le système de gestion de l’offre dans le secteur laitier, vital, selon lui, pour plusieurs localités rurales. Aussi, il affirme que son parti rejetterait l’accord s’il devait nuire au secteur automobile canadien, ou assouplir les lois sur les brevets et la propriété intellectuelle — ce qui pourrait faire augmenter les prix des médicaments génériques.

Les négociateurs se rapprochent d’une entente majeure à 12 pays après avoir franchi un obstacle sur le secteur automobile. Une annonce pourrait avoir lieu dans les prochains jours.

Les parties dans les négociations, incluant M. Fast, sont à Atlanta pour tenter d’en arriver à une entente qui, selon les conservateurs, donnerait un accès pour les entreprises canadiennes à un groupe de pays qui représente 40 pour cent de l’économie mondiale.

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