Voici quelques informations utiles pour comprendre le système de gestion de l’offre des produits laitiers au Canada:

Ce que c’est: La gestion de l’offre contrôle la quantité de lait produite en la liant à la demande des consommateurs canadiens et en limitant la compétition en provenance de pays étrangers par l’imposition de tarifs douaniers élevés. Des systèmes de gestion de l’offre similaires régissent également la production du fromage, de la volaille et des oeufs au pays.

Son histoire: Le Canada a mis en place un système national de gestion de l’offre au début des années 1970 pour stabiliser les prix et les revenus des producteurs laitiers.

Fermes: Le nombre de fermes laitières en activité au pays a chuté de 145 000 il y a près de 40 ans à moins de 13 000 aujourd’hui. Plus de 215 000 emplois sont liés à ce secteur qui contribue à hauteur de 19 milliards $ au PIB canadien et verse environ 3,6 milliards $ de taxes aux gouvernements.

Prix: Le prix du lait est déterminé par les coûts de production et non par le marché. En conséquence, les Canadiens paient leur lait environ deux fois plus cher que les Américains. Ainsi, un litre de lait était payé 2,33 $ au Canada en moyenne au mois d’août, selon Statistique Canada, comparativement à 1,20 $ CAN le litre chez nos voisins du Sud. Mais c’est sans oublier que le prix du lait varie par province. Deux litres de lait filtré étaient affichés à environ 5,49 $ au Québec récemment, alors que les Ontariens payaient le même produit 3,99 $ dernièrement.

Subventions: Les producteurs laitiers canadiens ne reçoivent aucune subvention directe du gouvernement, alors que les États-Unis versent environ 4 milliards $ US par année aux producteurs laitiers, et l’Union européenne environ 55 milliards d’euros.

Importations: Les importations sont limitées par des tarifs douaniers élevés. À l’origine, toutes les importations étaient interdites, mais des accords sur le commerce international ont imposé une certaine ouverture des frontières. Aujourd’hui, environ 5 pour cent des produits laitiers qui se retrouvent sur les tablettes des épiceries canadiennes proviennent de l’étranger et sont exemptés de tarifs douaniers. En vertu d’un autre accord, environ 18 500 tonnes de fromage pourraient être importées d’Europe prochainement, ce qui ferait augmenter la part de marché des fromages européens de 5 à 8 pour cent au Canada.

Exportations: Les quotas sur la production laitière au Canada limitent les occasions d’affaires à l’international, particulièrement dans les marchés asiatiques qui sont en forte progression. Le volume mondial d’exportations de produits laitiers est en croissance de 7 pour cent par année. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que la demande mondiale de beurre va bondir de 21 pour cent de 2013 à 2022, la demande de fromage de plus de 11 pour cent et la demande de lait entier en poudre de 13 pour cent. L’OCDE avance que de mettre un terme au système de gestion de l’offre au Canada permettrait au pays de hausser sa production laitière de 6 à 12 milliards de litres annuellement, ce qui générerait des gains de 1,3 milliard $.

Citation: «Le gouvernement du Canada a réussi à négocier 12 accords commerciaux avec 43 pays depuis 1994, et tous ces accords ont permis d’ouvrir de nouveaux marchés, d’améliorer les règles commerciales et de préserver la gestion de l’offre. Néanmoins, nous continuerons de défendre fermement les intérêts des producteurs laitiers du Canada et du système canadien de gestion de l’offre», a déclaré le président des Producteurs laitiers du Canada, Wally Smith.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!