OTTAWA – Environ 80 pour cent des demandeurs d’asile qui ont déposé une demande de statut de réfugié au Canada dans les années 2000 ont perçu des prestations d’aide sociale, selon des données rendues publiques jeudi par Statistique Canada.

Au cours de la seconde année de résidence des personnes dont la demande d’asile était toujours active, ce taux a diminué pour s’établir entre 50 à 60 pour cent.

Globalement, ce sont donc de 2 à 4 pour cent des prestations totales d’aide sociale versées chaque année au pays — qui s’élèvent généralement entre 10 à 13 milliards $ — qui étaient destinées aux demandeurs d’asile au cours de la dernière décennie.

L’étude de Statistique Canada révèle également que les taux d’aide sociale varient considérablement selon le statut socioéconomique des réfugiés, leur province de résidence et leur pays d’origine.

Ainsi, les demandeurs d’asile qui ont déposé une demande en 2010 ont reçu des prestations d’aide sociale l’année suivante dans une proportion variant de 84 pour cent en Ontario à 48 pour cent en Alberta. Au Québec, ce taux atteignait 79 pour cent, contre 57 pour cent en Colombie-Britannique.

Cette proportion de prestataires était plus élevée chez les personnes originaires de l’Afghanistan, de la Colombie, de la République démocratique du Congo, de l’Érythrée et de la Somalie. Les réfugiés en provenance du Bangladesh, d’Haïti, de l’Inde et de la Jamaïque étaient ceux qui ont le moins perçu des prestations d’aide sociale.

Pour réaliser cette analyse, Statistique Canada a couplé des données provenant des documents fiscaux et des dossiers des demandeurs d’asile.

Les demandeurs d’asile sont définis comme étant «des personnes ayant présenté une demande d’asile au Canada qui sont en attente d’une décision de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié concernant cette demande».

Statistique Canada spécifie que «les réfugiés réinstallés depuis l’étranger, les réfugiés admis au Canada et les personnes à charge d’un réfugié admis au Canada qui vivent à l’étranger ne faisaient pas partie de l’étude».

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