Mario Beauregard / Métro La FAE a tenu une journée de grève le 30 septembre.

Même si des avancées ont été réalisées à la table de négociation, les enseignants représentés par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) maintiennent les journées de grève prévues à la fin du mois.

«Rien n’est réglé», a indiqué hier la FAE. Celle-ci a souligné que les dernières offres patronales tendent vers le statu quo, alors que les enseignants demandent un allègement de leur tâche par un réinvestissement dans le milieu de l’éducation. Ils réclament plus d’autonomie, une meilleure sécurité d’emploi ainsi que des changements dans leurs conditions d’enseignement, que ce soit par l’ajout de ressources professionnelles ou par l’instauration de nouveaux critères pour la formation des groupes.

Le gouvernement a récemment retiré sa demande visant à augmenter le nombre d’heures de travail des enseignants de 32 à 35 et même à 40 heures par semaine. Il s’est aussi dit ouvert à l’idée de ne pas hausser les ratios maître-élèves au deuxième et au troisième cycles du primaire s’il y a moyen de réduire les ressources déployées ailleurs.

L’abolition de près de 800 postes de professionnels a aussi été mise sur la glace par le gouvernement. Quant aux pondérations a priori, qui font en sorte que les enfants en difficulté comptent pour plus qu’un élève, elles seront appliquées à la pièce pour ceux qui sont atteint d’un trouble envahissant du développement plutôt que systématiquement, d’après les dernières offres patronales.

Si ces nouvelles offres sont accueillies favorablement par la FAE, elles ne la satisfont pas. Pour exercer encore de la pression sur le gouvernement, les 32 000 enseignants dont le syndicat local est affilié à la FAE organisent une grève rotative, qui aura lieu du 26 au 28 octobre.

Le conseil fédéral de la FAE se réunira mardi prochain pour faire le bilan des négociations et des moyens de pression. Ils décideront alors les prochaines actions à mener.

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