HALIFAX – Les tribunaux de Nouvelle-Écosse ont autorisé des patients canadiens à intenter un recours collectif contre un fabricant américain de prothèses de la hanche.

Le représentant du recours, Kenneth Taylor, soutient dans la requête que la prothèse fémorale de Wright Medical qu’il a reçue a été défectueuse deux ans seulement après son implantation. Or, selon M. Taylor, Wright Medical savait alors depuis au moins deux ans que ce modèle de prothèse comportait des risques de défectuosité anormalement élevés, mais n’en a pas soufflé mot.

Aucune de ces allégations n’a encore été prouvée en cour.

L’entreprise, établie au Tennessee, n’a pas voulu commenter, mais elle a demandé à la Cour suprême du Canada de pouvoir contester l’autorisation donnée au recours collectif par la Cour suprême de Nouvelle-Écosse, puis confirmée plus tard en Cour d’appel.

Raymond Wagner, l’avocat des plaignants, soutient qu’une prothèse de la hanche devrait durer de 15 à 25 ans au moins, et non deux ou trois ans, comme ce fut le cas chez certains patients. Or, chaque chirurgie de remplacement provoque de nouveaux dommages aux tissus et aux muscles environnants, a-t-il soutenu dans une entrevue.

Dans la demande d’autorisation pour intenter le recours collectif, on soutient que la prothèse fémorale de Wright Medical présentait un taux de défectuosité de 11,2 pour cent après trois ans, selon un rapport publié en 2009 par l’Association australienne d’orthopédie.

Pour sa défense, Wright Medical a plaidé qu’elle n’avait rien fait de répréhensible, et que les problèmes qu’auraient éprouvés certains patients sont attribuables à un mauvais usage de la prothèse.

Dans un avis approuvé cette semaine par la Cour suprême de Nouvelle-Écosse, le cabinet de Me Wagner indique que le recours collectif s’appliquera à tout Canadien qui a reçu après février 2001 une prothèse fémorale fabriquée par Wright Medical, qui se serait brisée par la suite. Selon Me Wagner, plus de 30 personnes se sont déjà manifestées.

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