OTTAWA — Certains candidats aux élections fédérales savent qu’ils n’ont aucune chance de gagner, ce qui ne les empêche pas de se présenter, élection après élection.

Mike Taffarel, candidat marxiste-léniniste dans Sault Ste. Marie, s’est présenté pour la première fois en 1979, lorsque Joe Clark a été élu comme chef du gouvernement. Depuis, il n’a manqué qu’une ou deux élections. Il y a quatre ans, c’est le candidat qui a reçu le moins de votes au pays, avec 38.

Mais il est de nouveau sur le bulletin de vote de sa circonscription.

«On ne court pas après les votes individuels. Notre travail est de faire entendre notre voix et d’activer et de motiver les gens, de les faire penser en termes politiques», explique-t-il.

L’homme de 63 ans est l’une des 364 personnes inscrites comme candidats affiliés à des petits partis. Aux élections de 2011, ces partis comptaient 285 candidats qui ont récolté un total combiné de 129 703 votes. C’est tout juste moins d’un pour cent du vote.

En 2011, M. Taffarel avait obtenu 0,1 pour cent des voix à Sault Ste. Marie. En comparaison, le candidat qui en a reçu le plus à travers le pays était le conservateur Jason Kenney, avec 76,3 pour cent. Dans sa circonscription en Alberta, Stephen Harper a reçu 75,1 pour cent des appuis.

Étant donné la dure bataille à laquelle font face les petits partis dans un scrutin majoritaire uninominal à un tour comme celui du Canada, où le candidat qui reçoit le plus de votes obtient le siège, le candidat marxiste-léniniste sait bien qu’il ne se retrouvera pas au Parlement cette année.

Les conservateurs ont promis de déposer une loi pour obliger tout gouvernement futur à faire approuver toute réforme électorale par référendum national.

Les libéraux et les néo-démocrates, eux, ont promis que ce serait la dernière élection à utiliser ce système. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) veut que le Canada passe en mode de représentation proportionnelle et le Parti libéral veut étudier cette option ainsi que le vote par classement.

«Nous devons continuer de participer au processus, jusqu’à ce qu’il soit changé éventuellement, je l’espère», dit Mark Taffarel.

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