HALIFAX – De nombreux projets scientifiques, comme le développement d’un type de saumon résistant aux maladies au Nouveau-Brunswick ou l’examen des conséquences des changements climatiques sur les lacs de l’Ontario, risquent d’être tués dans l’oeuf en raison des coupes au ministère fédéral des Pêches et Océans, estiment des chercheurs universitaires.

Le ministère connaîtra une réduction de 79,3 millions $ de son budget de financement au cours des trois prochaines années, une mesure prévue dans le plan d’austérité d’Ottawa. Les autorités ont assuré que les activités de recherche seraient maintenues, mais qu’elles seraient orientées vers des secteurs qui soutiennent directement la conservation et la gestion des pêches.

Les scientifiques qui perdent leur poste au fédéral disent ne pas être autorisés à s’exprimer publiquement à propos des compressions, mais leurs collègues du milieu universitaire déclarent que des connaissances précieuses pourraient être perdues, menaçant ainsi l’environnement du pays et sa compétitivité.

La professeure Elizabeth Boulding, spécialiste de l’écologie moléculaire à l’université de Guelph, affirme ainsi que de nombreux scientifiques fédéraux cumulent des années d’expérience sur un sujet précis, une situation qui lui permet de se présenter au ministère avec un projet en sachant qu’il pourra progresser «beaucoup plus» rapidement qu’il ne le ferait sans l’expertise de ces fonctionnaires spécialisés.

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