TORONTO – Le gouvernement libéral de l’Ontario a affirmé, lundi, qu’il se battrait contre une tentative d’un syndicat pour faire invalider une loi de 2011 ayant classé la Commission de transport de Toronto (CTT) dans la catégorie des services essentiels et privé du même coup ses employés de leur droit de débrayer.

Le Syndicat uni du transport (ATU) a demandé à la Cour d’appel de l’Ontario de décréter cette désignation, qui interdit les grèves et les lock-out au sein du plus important système de transport public du pays, comme étant «inconstitutionnelle».

Selon Bob Kinnear, le président de la section locale 113 de l’ATU, le droit des syndiqués de négocier avec leur employeur perd tout son sens s’ils ne peuvent pas légalement débrayer dans le cadre des pourparlers.

M. Kinnear a accusé le gouvernement ontarien d’utiliser son pouvoir pour forcer les gens à travailler contre leur gré et a dit s’attendre à ce que le dossier se retrouve éventuellement devant la Cour suprême du Canada.

Il a ajouté que la Charte des droits et des libertés n’aurait aucune valeur s’il était possible de l’ignorer sous prétexte qu’il pourrait être malaisé de se déplacer à Toronto si le système de transport public ne fonctionnait pas.

Le ministre ontarien du Travail, Kevin Flynn, a pour sa part fait valoir qu’environ 1,5 million de personnes utilisaient chaque jour la CTT pour se rendre au travail ou à l’école et qu’aux yeux du gouvernement, ce service était essentiel.

«Dans une zone urbaine comme celle-ci, à notre époque, le système de transport public est certainement un service essentiel, a-t-il soutenu. C’est l’opinion de l’Assemblée législative ontarienne et la nôtre.»

M. Flynn a précisé que la province avait promulgué la loi au sujet de la CTT il y a quatre ans à la suite d’une requête du conseil municipal torontois et qu’elle avait l’intention de défendre son point de vue devant le tribunal.

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