EDMONTON – Des chasseurs inuits célèbrent le renversement quasi total d’une décision fédérale bloquant l’exportation des défenses de narvals, un revirement que certains responsables du Nunavut qualifient de «victoire du savoir traditionnel».

La décision de Pêches et Océans Canada signifie que la quasi-totalité des 17 communautés du Nunavut qui ne pouvaient exporter ces défenses spectaculaires pourront désormais obtenir des permis. Les défenses, qui peuvent atteindre deux mètres de long, sont très prisées des collectionneurs et des sculpteurs, et leur vente rapporte jusqu’à 1,5 million $ pour les communautés pas très riches de l’Arctique.

La décision de mettre fin aux exportations avait été prise par Pêches et Océans Canada en décembre 2010. Bien que cette baleine de taille moyenne se retrouve par dizaines de milliers dans l’est de l’Arctique et soit régulièrement chassée pour sa viande, le narval est classé comme une espèce nécessitant un suivi particulier.

Cela signifie que lorsque des enquêtes sur la population de ces bêtes ont suggéré que le nombre d’individus était en déclin, des traités internationaux signés par Ottawa sont entrés en vigueur. La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction interdit le commerce d’animaux qui sont protégés par son traité.

Les Inuits ont toutefois objecté qu’ils n’avaient pas été consultés sur les résultats de l’évaluation de la taille des populations ou sur l’interdiction, et ont poursuivi Ottawa. L’interdit a été levé dès l’été dernier pour une partie des communautés touchées.

Selon James Eetoolook, de Nunavut Tunngavik — l’entreprise qui s’occupe des réclamations territoriales du Nunavut —, certains sondages sur le nombre de narvals remontent aux années 1990. Il précise par ailleurs que les chasseurs inuits tuent environ 700 bêtes par année et font commerce d’approximativement 500 défenses.

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