Debbie Hill Benjamin Netanyahu. Debbie Hill / La Presse Canadienne

OTTAWA – Le premier ministre d’Israël, Benyamin Nétanyahou, a transmis par téléphone ses félicitations à son futur homologue du Canada, Justin Trudeau, pour sa victoire aux élections générales du 19 octobre.

L’ambassadeur d’Israël au Canada, Rafael Barak, a ajouté que le premier ministre Nétanyahou avait téléphoné à M. Trudeau vendredi dernier, notamment pour réaffirmer l’importance de l’amitié liant les deux pays malgré la défaite du gouvernement conservateur, qui était un ardent partenaire de l’État hébreu.

Le premier ministre sortant, Stephen Harper, a fréquemment été critiqué au Moyen-Orient pour ses positions politiques qualifiées de trop pro-israéliennes, au détriment des Palestiniens. M. Harper a également tissé des liens chaleureux avec M. Nétanyahou, qui a souvent parlé de son ami «Stephen» comme étant un grand ami d’Israël.

Les gouvernements canadiens dirigés par le Parti libéral dans le passé ont toujours entretenu une politique étrangère pro-israélienne, mais des commentateurs politiques d’Israël disent ignorer s’il en sera de même avec le gouvernement Trudeau.

En entrevue avec La Presse Canadienne, Rafael Barak a affirmé qu’il avait noté que dès le début de la campagne électorale au Canada et pendant toute sa durée, Justin Trudeau avait maintenu son appui à Israël.

«M. Trudeau a toujours été constant, depuis le tout début de sa campagne, dans l’expression de son soutien envers Israël, a dit M. Barak. Je suis certain que le style sera différent, mais je ne crois pas que la substance changera. Je suis très rassuré.»

Kate Purchase, une porte-parole de Justin Trudeau, a qualifié de très positif l’entretien téléphonique que son chef a eu avec Benyamin Nétanyahou. M. Trudeau lui aurait annoncé un changement de ton mais aurait affirmé que le Canada continuerait d’être un ami d’Israël.

Durant la campagne électorale, Justin Trudeau a annoncé qu’il rétablirait les relations diplomatiques du Canada avec l’Iran, un pays qu’Israël perçoit comme une menace. En septembre 2012, le gouvernement Harper avait fermé l’ambassade du Canada à Téhéran et avait chassé les diplomates iraniens du Canada, qualifiant l’Iran d’ennemi de la paix mondiale.

Le premier ministre Nétanyahou avait salué ces gestes.

L’ambassadeur Barak affirme que si le gouvernement Trudeau rouvre le dialogue avec l’Iran, ce sera une décision relevant uniquement de la politique canadienne.

M. Nétanyahou a vertement critiqué l’entente conclue en juillet avec les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Chine, la Russie et l’Allemagne pour surveiller les activités nucléaires de l’Iran.

Après l’annonce de l’entente, celui qui agissait à titre de porte-parole libéral en matière d’Affaires étrangères, Marc Garneau, avait publié un communiqué au nom du parti, disant que «l’Iran devra respecter les modalités de cette entente, et traduire sa parole en gestes concrets».

Cette phrase reflète essentiellement les propos du Parti conservateur à ce sujet, qui a fréquemment déclaré qu’il fallait juger Téhéran sur ses actions et non ses mots.

Par ailleurs, lors de leur conversation, le premier ministre Nétanyahou aurait invité M. Trudeau à se rendre en Israël.

«Nous espérons le voir bientôt, a affirmé M. Barak. C’était un appel très chaleureux.»

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