Jacques Boissinot/La Presse Canadienne Le ministre de l'Environnement du Québec, David Heurtel.

MONTRÉAL – À l’approche de la conférence de Paris sur les changements climatiques, le gouvernement du Québec a annoncé vendredi à Montréal l’octroi d’une somme de 5,17 millions $ au consortium Ouranos afin qu’il poursuive ses travaux en la matière.

Avec des partenaires, Ouranos s’intéresse aux conséquences des changements climatiques et aux façons de s’y adapter, qu’il s’agisse de l’industrie touristique, de la construction des bâtiments, des infrastructures, de l’environnement naturel ou de l’économie en général.

L’annonce a été faite par le ministre du Développement durable et de l’Environnement, David Heurtel, en présence du directeur général d’Ouranos, Alain Bourque.

Les deux hommes ont souligné que ce sont les travaux scientifiques, justement, qui permettent aux décideurs politiques de prendre des décisions éclairées, comme ce que les dirigeants de plusieurs pays doivent faire prochainement à l’occasion de la conférence de Paris.

«Le financement octroyé à Ouranos supporte bien l’idée que la science peut être utile à la prise de décision. On le voit bien pour la COP (Conférence sur le climat): c’est pas mal la science qui a été la clef à déterminer qu’il fallait tenter de maintenir le changement climatique à moins de 2 degrés. La science a aidé à définir c’est quoi l’objectif à atteindre», a dit M. Bourque.

Il a de plus souligné que ces «2 degrés Celsius au niveau de la planète signifient 3 ou 4 degrés Celsius pour le Sud du Québec, et même davantage pour les régions nordiques, qui vont donc avoir, même si on réduit les émissions de gaz à effet de serre, à s’adapter aux changements».

Et ces changements, qui supposent des hivers plus doux, plus courts et des étés plus chauds et plus longs, notamment, ont maintes répercussions sur les populations nordiques, mais aussi sur l’industrie touristique, sur la consommation d’énergie, sur la faune et la flore et bien d’autres aspects.

Le ministre Heurtel, de son côté, a insisté sur le «leadership» du Québec en matière de lutte contre les changements climatiques à l’international. Il a cité en exemple l’établissement du marché du carbone, les liens ainsi tissés avec la Californie, puis l’Ontario qui a pris la décision de se joindre à ce marché.

«C’est ce qui démontre que malgré le fait que le précédent gouvernement fédéral n’a pas su démontrer un leadership fort sur cette question des changements climatiques, les provinces canadiennes ont pris le leadership, ont pris la place», a commenté le ministre de l’Environnement.

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