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QUÉBEC – Le ministre de l’Éducation, François Blais, renonce à l’idée d’abolir le siège social de l’Université du Québec, qui a pignon sur rue à Québec.

En marge d’une interpellation en Chambre sur l’éducation, vendredi, le ministre a mis un terme aux rumeurs voulant qu’il s’apprêterait à mettre la clé sous la porte du siège social du réseau des universités du Québec.

Le but aurait été de laisser plus de marge de manoeuvre et d’autonomie aux constituantes en régions.

Cependant, le ministre Blais a dit qu’il souhaitait éliminer les dédoublements administratifs constatés entre le siège social et les différentes composantes du réseau.

Questionné par le porte-parole péquiste en éducation, le député Alexandre Cloutier, le ministre Blais a dit que son objectif consistait à renforcer le réseau universitaire régional, et non à l’affaiblir.

À propos de l’abolition envisagée du siège social, le ministre s’est fait rassurant pour affirmer qu’il n’était «pas du tout dans cette voie-là pour le moment».

Il n’est «pas question de fragiliser le réseau des universités du Québec», a-t-il dit, qualifiant cette institution d’une «des grandes réussites» en matière d’éducation au Québec.

«On examine quelles sont les procédures qui sont peut-être dédoublées à l’intérieur du réseau», a précisé M. Blais, en affirmant que l’enjeu pour le gouvernement n’était pas de faire des économies.

Il n’est pas pour l’instant acquis que le siège social conservera l’intégralité de ses pouvoirs, au terme du processus.

Cette semaine, le recteur de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Martin Gauthier, avait affiché publiquement sa ferme opposition à l’idée d’abolir le siège social de Québec.

Selon lui, cette avenue aurait fragilisé les universités installées en régions.

Le siège social de l’Université du Québec chapeaute au total 10 établissements dans autant de régions, attirant une clientèle de près de 100 000 étudiants.

La présidente de l’Université du Québec avait réagi elle aussi pour affirmer que le réseau était «plus que jamais nécessaire dans un monde en mutation accélérée».

«Loin d’avoir fait son temps, le réseau représente une force vive pour toutes les régions et l’ensemble de la société québécoise», a commenté cette semaine Sylvie Beauchamp, qui estime qu’une abolition du siège social se traduirait par une hausse «significative» et non une baisse des coûts, en raison de la duplication des services.

Le député Alexandre Cloutier a accueilli avec satisfaction la décision du ministre.

«Ce recul du ministre nous apparaît être une très bonne nouvelle», a-t-il dit en point de presse, en marge de l’interpellation, promettant de demeurer vigilant pour la suite des choses.

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