VICTORIA – Depuis des décennies, la Première Nation Cheslatta Carrier de la Colombie-Britannique entretient une relation difficile avec l’autoroute 16, surnommée «l’autoroute des larmes».

Selon la chef Corrina Leween, cinq membres de cette communauté de quelque 350 âmes située près du lac Burns, dans le centre de la province, ont en effet disparu le long de cette route, dont une famille de quatre personnes.

Depuis les années 1970, au moins 18 femmes se sont volatilisées ou ont été assassinées sur l’autoroute 16 et deux autoroutes voisines, la 97 et la 5. La plupart des cas n’ont jamais été résolus, même si les enquêteurs ne croient pas que ces crimes aient été commis par un seul tueur.

La douleur de la collectivité a récemment été avivée par la divulgation de courriels du ministère britanno-colombien des Transports concernant l’autoroute et ses victimes.

Le ministre des Transports, Todd Stone, a déclaré être d’accord avec certains représentants des autorités locales selon lesquels instaurer un service de navette par autobus sur l’autoroute n’est pas un projet réalisable.

Or, des documents rendus publics par l’opposition néo-démocrate de la province contredisent M. Stone et soulignent les inquiétudes des autorités locales, qui estiment que l’option de la navette devrait figurer parmi les solutions envisagées.

Le dossier pourrait toutefois être repris dans le cadre de la commission d’enquête nationale sur les femmes autochtones assassinées et disparues promise par le nouveau premier ministre Justin Trudeau durant la campagne électorale.

En raison du nombre de femmes disparues ou tuées aux abords de l’autoroute 16, Todd Stone a dit s’attendre à ce que la commission se penche sur cette question. Une opinion partagée par la ministre de la Justice de la Colombie-Britannique, Suzanne Anton.

L’autoroute 16 s’étend sur plus de 700 kilomètres entre Prince George et Prince Rupert. Serpentant entre les rivières et les montagnes, elle relie entre eux une poignée de villages isolés.

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