Clément Allard/La Presse Canadienne Philippe Couillard

QUÉBEC – Le Groupe armé État islamique (EI) doit être combattu, tout comme le nazisme l’a été durant la Deuxième Guerre mondiale, selon le premier ministre Philippe Couillard.

Car il y a un parallèle à tracer entre les deux, dont les jeunes pourraient s’inspirer pour défendre les valeurs démocratiques, a laissé entendre le premier ministre, mercredi.

Invité à commenter la commémoration du jour du Souvenir, lors d’une mêlée de presse, le premier ministre a convenu qu’il pouvait être difficile pour les jeunes de comprendre l’importance donnée à l’hommage rendu le 11 novembre de chaque année à ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie durant la Première et la Deuxième Guerre mondiale.

«Ce qui se passe avec l’État islamique, autour de la menace terroriste, il y a des correspondances» à faire, a commenté M. Couillard, qui a un fils militaire.

L’actualité pourrait donc aider les jeunes à mieux saisir l’importance de saluer la mémoire des combattants disparus.

«Il faut savoir que l’humanité, parfois, doit prendre acte et réagir à ces menaces-là, qui sont des menaces contre la démocratie et nos libertés», a commenté le premier ministre, avant de participer à la traditionnelle cérémonie de commémoration de l’armistice, devant la Croix du sacrifice, dressée entre le parlement et les Plaines d’Abraham.

M. Couillard a ajouté que c’était là le message à retenir de la Deuxième Guerre mondiale, cette lutte contre «le nazisme, un régime d’absolutisme, de racisme organisé, de destruction d’une communauté humaine».

En octobre 2014, M. Couillard avait appuyé l’engagement militaire du Canada annoncé par l’ex-premier ministre Stephen Harper pour combattre le groupe ÉI au Moyen-Orient.

Il avait fait valoir que le Canada ne pouvait pas «échapper à ses obligations» de joindre les rangs de la lutte menée par la communauté internationale contre les exactions du groupe terroriste.

Présent lui aussi à la commémoration, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a renchéri pour juger «très, très, très inquiétant» le rôle joué présentement dans le monde par le Groupe armé État islamique.

«Il faut réagir. On ne peut pas prendre ça à la légère», car «l’État islamique, c’est une forme de fascisme», a-t-il dit en point de presse.

Questionné à ce propos, le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, n’ a pas voulu commenter.

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