HALIFAX – Les policiers d’Halifax ont rouvert une enquête sur une présumée agression sexuelle après que le groupe Anonymous eut fait état de l’affaire sur les réseaux sociaux.

La porte-parole de la police Lauren Leal a annoncé vendredi que les enquêteurs avaient initialement répondu à un appel d’une tierce partie qui avait fait état d’une agression sexuelle présumée dans la ville le 1er novembre.

La présumée victime avait dit à la police qu’elle avait été agressée sexuellement, mais elle avait finalement décidé de ne pas poursuivre ses démarches, ce que la police a accepté.

Le dossier avait été transféré à l’équipe d’enquête sur les agressions sexuelles.

Mme Leal a expliqué que les policiers ne continuaient pas l’enquête si une plaignante ne se sentait pas confortable. Une victime peut avoir besoin de temps pour se remettre d’un tel incident et après un moment, elle peut se sentir plus à l’aise à dénoncer et c’est exactement ce qui s’est produit dans ce cas-là, a affirmé la porte-parole.

L’équipe assignée aux agressions sexuelles a remarqué les propos d’Anonymous sur les réseaux sociaux. Le groupe a publié une vidéo dans laquelle il indiquait que la femme serait probablement prête à faire les démarches, ce qui a encouragé les autorités à contacter la femme la semaine dernière.

«Je suis certaine que les créateurs de la vidéo vont vouloir prendre tout le crédit (pour la réouverture de l’enquête), mais vraiment, le crédit revient à la victime. Ce n’est pas inhabituel que les victimes veuillent prendre le temps de s’occuper de leur traumatisme avant de se sentir à l’aise», a-t-elle expliqué.

Une personne qui s’est identifiée comme étant un membre du groupe Anonymus à Halifax a affirmé qu’il se sentait obligé de passer à l’action. «Anonymus s’est impliqué parce qu’on voyait que la police ne faisait pas son travail», a-t-il affirmé.

Dans la vidéo, une voix demande à la police de rouvrir l’enquête et de déposer des accusations d’ici lundi. Ce n’est pas comme cela que fonctionne la police, selon Mme Leal: «Malheureusement, nous ne pouvons pas commencer et terminer une enquête en si peu de temps».

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