Mario Beauregard/Métro

MONTRÉAL – Des professionnels du gouvernement du Québec commenceront à exercer leur mandat de grève, les soirs et fins de semaine à compter du vendredi 27 novembre.

Ces professionnels syndiqués, qui ne font pas partie du front commun, n’avaient pas débrayé jusqu’ici.

Ils sont membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, qui représente près de 25 000 membres, comme des agronomes, des chimistes, des comptables.

La grève qui a été annoncée mercredi aura cours les soirs et les fins de semaine, du 27 novembre au 22 décembre durant les jours ouvrables, plus précisément de minuit à 6h59 et de 18h31 à minuit.

Elle pourra concerner, par exemple, des analystes en informatique qui procèdent à des mises à jour de systèmes informatiques. Elle pourra aussi toucher des agents d’information qui produisent de la documentation et préparent des allocutions en prévision de conférences ou rencontres internationales comme celle sur les changements climatiques à Paris, explique-t-on au SPGQ.

Comme les autres employés de l’État qui ont débrayé ou exercé des moyens de pression, les professionnels affirment agir ainsi parce que leur négociation en vue du renouvellement de leur convention collective piétine avec le gouvernement du Québec.

Le président du SPGQ, Richard Perron, affirme que cette grève de soir et de week-end constituera une «première semonce».

Le mandat de grève plus général, qui a été adopté à 76 pour cent par les membres, le 12 novembre dernier, prévoit également d’autres types de grève, par exemple par groupes de professionnels.

Les professionnels du gouvernement ont reçu les mêmes offres que l’ensemble des employés de l’État, soit deux années de gel de salaire et trois années avec des augmentations limitées à 1 pour cent, soit un contrat de cinq ans. De même, le gouvernement veut faire passer de 60 à 62 ans l’âge auquel il sera possible de prendre sa retraite sans pénalité.

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