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HALIFAX – Deux avions d’Air France à destination de Paris ont été redirigés vers les aéroports d’Halifax et de Salt Lake City, mardi soir, en raison de ce que la compagnie aérienne a qualifié de «menaces anonymes» qui ont été proférées après que les appareils eurent décollé.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le FBI ont annoncé, tôt mercredi matin, que rien de suspect n’avait été découvert dans les deux avions.

Air France a précisé qu’elle avait exigé l’atterrissage d’urgence des deux appareils par mesure de précaution afin de procéder à toutes les vérifications de sécurité nécessaires.

Selon un représentant de l’Aéroport international Stanfield d’Halifax, le Boeing 777 qui effectuait la liaison Washington-Paris avec 262 passagers et membres de l’équipage à son bord s’est posé sans incident à 22 h 15, heure de l’Atlantique.

Les voyageurs ont passé la nuit dans des hôtels de la ville.

Geneviève Lapeyre, médecin et responsable de la sécurité pour une firme pharmaceutique suisse, a raconté qu’elle retournait à Paris afin de rendre visite à des amis après les attentats terroristes de vendredi.

Elle a dit craindre que le nombre de menaces contre les avions augmente en raison de la situation en Europe, même si elle a estimé qu’Air France avait pris la bonne décision.

«Je crois que c’était la meilleure chose à faire pour l’équipage, qui n’aurait pas pu continuer en sachant qu’il y avait un risque d’explosion», a affirmé Mme Lapeyre à sa sortie de l’appareil.

Frank Mather, qui rentrait en Écosse après avoir séjourné chez un ami à Washington, a confié que les passagers étaient demeurés calmes à la suite de l’annonce de l’escale non prévue.

«Étant donné ce qui s’est produit en France au cours des derniers jours, je pense que les mesures de sécurité seront plus strictes, a-t-il indiqué. Mais si quelque chose menace l’avion, je préfère dormir à Halifax que courir le risque d’exploser au-dessus de l’Atlantique.»

Nancy et Andrew Reed, qui étaient accompagnés de leur fils de six ans, ont également reconnu que le terrorisme avait rendu les voyages plus stressants.

«Ça fait peur. Je suis un peu nerveuse maintenant lorsque je voyage, particulièrement s’il s’agit de se rendre à Paris», a admis Mme Reed.

L’avion dérouté vers Halifax devait repartir mercredi à 19 h, heure de l’Atlantique, mais la porte-parole de l’aéroport, Ashley Gallant, a annoncé qu’Air France avait repoussé le départ à 3 h 45 du matin, jeudi.

L’agent de la GRC Mark Skinner a révélé que des chiens renifleurs avaient fouillé l’appareil et n’avaient rien trouvé.

Le deuxième avion d’Air France, qui était parti de Los Angeles et devait se rendre à l’Aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, a atterri sans encombre à Salt Lake City.

Dans un communiqué, le FBI a affirmé que les autorités n’avaient décelé aucun élément menaçant à bord.

La porte-parole de l’aéroport de Salt Lake City, Bianca Shreeve, a déclaré que le vol avait été reporté à 1 h 30 du matin, heure de l’Est.

Aucun blessé n’a été rapporté parmi les voyageurs et les employés des deux appareils.

Les menaces contre les appareils d’Air France sont survenues dans la foulée des attentats de Paris, qui ont fait 129 morts dans la capitale française vendredi.

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