SAINT-JEAN, N.-B. – Une ancienne scientifique de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui a analysé la preuve dans le meurtre de l’homme d’affaires du Nouveau-Brunswick Richard Oland a expliqué en détails, lundi, comment se déroule une analyse d’ADN.

Joy Kearsey, qui a travaillé au laboratoire de la GRC à Halifax jusqu’à sa fermeture l’an dernier, a précisé que 99,9 pour cent de l’ADN humain est identique et que le 0,01 pour cent restant est différent entre chaque individu, ce qui représente trois millions de différences.

«L’analyse médico-légale vise ces différences», a-t-elle mentionné devant le jury, à titre de témoin au procès de Dennis Oland, qui a plaidé non coupable à l’accusation du meurtre non prémédité de son père.

Mme Kearsey a expliqué éque l’ADN, ou acide désoxyribonucléique, consiste en du matériel génétique transmis par chacun des parents et se trouve essentiellement dans chaque cellule du corps.

La scientifique a exposé comment les échantillons d’ADN sont comparés et quelles formules sont utilisées pour déterminer la probabilité de certaines concordances.

La cour a appris que Mme Kearsey avait préparé 11 rapports liés au dossier Oland, amassant 1400 pages d’informations.

Le procureur de la Couronne, P.J. Veniot, avait déclaré dans ses remarques préliminaires prononcées au début du procès que les traces d’ADN trouvées sur un blouson brun saisi dans la maison de Dennis Oland correspondaient au profil de Richard Oland.

Dennis Oland, qui est âgé de 47 ans, est la dernière personne à avoir vu le défunt vivant.

Au lendemain du meurtre, lorsqu’il a été interrogé par les enquêteurs, Dennis Oland a déclaré qu’il portait une veste bleue lorsqu’il s’était rendu dans le bureau de son père le 6 juillet 2011.

Or, des témoins ont plutôt affirmé qu’il portait un blouson brun, ce jour-là, ce qui a été confirmé par une bande vidéo.

Richard Oland a été trouvé sans vie, dans une mare de sang, dans son bureau de Saint-Jean le matin du 7 juillet 2011. Il était âgé de 69 ans.

Il avait reçu environ 40 coups au visage et au cou qui ont été assénés à l’aide d’un objet contondant ou d’une arme tranchante.

Mme Kearsey a terminé son exposé en milieu d’après-midi et le jury a été renvoyé chez lui jusqu’à mardi matin.

Le juge John Walsh a précisé au jury que les procureurs de la Couronne et les avocats de la défense passeraient le reste de la journée à tenter de résumer les 1400 pages de notes de la scientifique.

«Les avocats prendront le temps de rendre le tout plus digeste pour vous», leur a-t-il dit.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!