SASKATOON – Un homme accusé du meurtre d’une femme qui avait disparu il y a cinq ans en Saskatchewan était allé voir les policiers pour leur dire où retrouver son corps, ont relaté des enquêteurs, lundi.

La police a révélé lundi que Jerry Franklin Constant avait également raconté aux enquêteurs ce qui était arrivé à Karina Beth Wolfe.

Des restes humains ont été découverts il y a deux semaines dans une zone marécageuse au nord de Saskatoon, et les tests d’ADN ont confirmé qu’il s’agissait bel et bien de la femme de 20 ans qui était portée disparue.

Constant, 33 ans, a comparu par visioconférence pour faire face à des accusations de meurtre non prémédité et d’indignité envers un cadavre humain.

Un juge a commandé une évaluation psychiatrique de l’homme et a reporté le procès d’une semaine.

Les policiers ne croient pas que Constant et sa présumée victime étaient en relation avant le drame. Lorsqu’elle était disparue en juillet 2010, les agents avaient affirmé qu’ils considéraient l’affaire comme suspecte puisque Mme Wolfe avait un mode de vie «à haut risque».

Elle avait été aperçue pour la dernière fois alors qu’elle montait à bord d’une voiture grise devant la maison de sa mère.

«Le dernier souvenir que j’ai, c’est Karina qui dit: « Je t’aime maman, je serai à la maison plus tard ». Karina n’a jamais pu revenir à la maison», a confié sa mère, Carol Wolfe, traduite par une interprète en langue des signes.

Pendant la fin de semaine, la famille a visité le site où ont été retrouvés les restes de la victime, et une cérémonie autochtone a eu lieu. Mme Wolfe s’est dite soulagée de pouvoir enfin inhumer sa fille.

Carol Wolfe a décrit sa fille comme une «belle jeune fille, une artiste talentueuse, une peintre et une journaliste» qui n’aura jamais pu réaliser ses rêves.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!