TORONTO – L’intention du nouveau gouvernement du Canada de transférer une partie du fardeau fiscal de la classe moyenne vers le 1 pour cent des contribuables les plus riches privera les États fédéral et provinciaux de quelque 4 milliards $ chaque année, selon une étude que dévoile jeudi l’Institut C.D. Howe.

L’initiative du gouvernement Trudeau incitera plus que prévu les plus riches à prendre des mesures pour éviter les hausses d’impôt et les réductions consenties à la classe moyenne coûteront plus cher que ce qui est anticipé, selon l’étude.

L’auteur de la recherche, Alexandre Laurin, a tiré ses conclusions d’observations faites aux États-Unis et en Grande-Bretagne du comportement des plus riches contribuables soumis à des hausses d’impôt.

Le plan exposé en campagne électorale par le Parti libéral prévoit que le taux d’imposition fédéral d’un contribuable déclarant un revenu annuel supérieur à 200 000 $ augmentera de 29 à 33 pour cent alors qu’il déclinera de 22 à 20,5 pour cent pour les gens ayant des revenus de 45 000 $ à 90 000 $.

C.D. Howe note toutefois que le Québec, l’Ontario et la Novelle-Écosse ont un taux d’imposition fédéral-provincial pouvant atteindre 50 pour cent; au Nouveau-Brunswick, il peut atteindre 55 pour cent. L’étude constate qu’il sera plus ardu pour Ottawa d’augmenter son taux d’imposition dans ces provinces.

L’Institut C.D. Howe propose au gouvernement d’autres méthodes pour faire croître ses revenus. Par exemple, il suggère une réforme des déductions fiscales aux petites entreprises afin qu’elles bénéficient à celles qui démarrent, non pas à toutes les petites entreprises, même à celles qui n’en ont pas besoin.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!