OTTAWA – Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a exécuté son premier mandat en vertu de la Loi canadienne anti-pourriel du gouvernement fédéral, pour s’attaquer à un serveur malveillant de Toronto, dans le but de freiner un réseau international d’ordinateurs infectés.

Cette décision découle d’un projet coordonné entre les autorités canadiennes, des forces internationales comme Interpol et la police nationale américaine (FBI), et la société Microsoft.

Selon le CRTC, le serveur torontois a agi en tant que point de commande et de contrôle pour le maliciel (logiciel malveillant) Win32/Dorkbot, un réseau de vers informatiques qui se répandent par le biais de clés USB et de messagerie instantanée, et qui peuvent voler les noms d’utilisateurs et mots de passe en surveillant l’activité en ligne d’un internaute.

Un ordinateur infecté par le Dorkbot peut aussi télécharger d’autres maliciels et compromettre davantage un système.

L’organisme de réglementation des télécommunications canadiennes a obtenu de nouveaux pouvoirs sur Internet lorsque la loi anti-pourriel est entrée en vigueur en juillet 2014. C’est toutefois la première fois que le CRTC utilise ces pouvoirs dans le but de démanteler un serveur qui distribue des virus sur le Web. L’agence fédérale a précisé qu’elle ne nommera pas les individus ni les compagnies sous enquête en vertu du mandat, exécuté en collaboration avec la Gendarmerie royale du Canada.

Un serveur de commande et de contrôle donne un accès à distance et le contrôle des ordinateurs infectés, ce qui risque d’exposer des informations personnelles. Selon le CRTC, la famille de vers informatiques Win32/Dorkbot a infecté au-delà d’un million d’ordinateurs personnels dans plus de 190 pays.

«Ces réseaux de zombies, qui sont très dangereux, sont utilisés aux fins d’activités illégales et peuvent mener au vol d’identité et à la fraude», a affirmé Manon Bombardier, cadre en chef de Conformité et Enquêtes du CRTC, jeudi dans un communiqué.

Sur son site Web, Microsoft indique que les plus récentes versions de ses logiciel de sécurité, dont Windows Defender et Microsoft Security Essentials, résistent à l’invasion du Dorkbot, le détectent et l’effacent.

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