Ryan Remiorz / La Presse Canadienne Alain Bellemare et Pierre Beaudoin.

MONTRÉAL – Les rumeurs d’un éventuel départ du président du conseil d’administration de Bombardier, Pierre Beaudoin, même si elles sont niées par la haute direction, continuent d’alimenter les discussions à Montréal.

Dave Chartrand, représentant de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale, qui compte 4000 membres chez le fabricant aéronautique, estime que M. Beaudoin va agir selon les meilleurs intérêts de l’entreprise.

Interrogé par la Presse Canadienne samedi, au lendemain de la publication d’une dépêche de l’agence Reuters voulant qu’il quitterait ses fonctions au début de l’an prochain, information niée par la transnationale québécoise, M. Chartrand n’a pas caché être un peu «déchiré», ayant, dit-il, fait son chemin avec le dirigeant patronal.

Selon lui, la décision de Pierre Beaudoin lui appartient mais il soutient qu’il n’est pas une personne qui «passera son orgueil avant les intérêts de l’entreprise».

«S’il y a une décision à prendre, ce sera la meilleure, pour le bien de l’entreprise» a analysé M. Chartrand, qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit de celui qui, en février dernier, avait cédé la présidence de la compagnie à Alain Bellemare pour vaquer à la plus haute des fonctions du conseil d’administration, en remplacement de son père, Laurent.

Dave Chartrand estime que Pierre Beaudoin donne toujours l’heure juste tout en étant disponible quand on le sollicite pour obtenir de l’information.

«Il est un homme qui est ouvert, terre à terre, et qui n’a pas d’agenda caché» a-t-il insisté, même s’il reconnait aussi ne pas avoir été toujours d’accord avec les décisions qu’il a prises.

Vendredi, malgré l’annonce d’une nouvelle qualifiée d’«historique» par Bombardier, soit la certification de l’avion CS100 de la CSeries par Transports Canada, ni Pierre Beaudoin, ni son père Laurent n’ont été aperçus à Mirabel aux installations de l’entreprise.

Au cours des dernières années, plusieurs investisseurs et des analystes ont attribué les problèmes de la société et sa performance financière décevante à la famille qui la contrôle.

Mais M. Chartrand se dit confiant plus que jamais dans l’avenir des appareils de la CSeries, estimant qu’il s’agit d’un projet «porteur», et que l’homologation du CS100 donnera confiance au marché.

«Nous avons une industrie majeure qui exporte 80 pour cent de ses produits. Nous avons des emplois de qualité sans oublier ceux des sous-traitants. Il faut se féliciter des investissements faits récemment (le gouvernement du Québec a injecté 1,3 milliard $) car l’on doit demeurer concurrentiel. Les Airbus et Boeing profitent elles aussi de l’aide gouvernementale. L’homologation va donner confiance au marché. Nous avons un appareil qui performe au-delà des attentes, un avion «vert», plus propre, qui consomme moins et qui fait moins de bruit que ses concurrents. Éventuellement, les commandes vont arriver», a prédit le représentant syndical.

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