EDMONTON – Un plus grand soutien à la formation professionnelle et un meilleur recrutement — plutôt que l’embauche de plus de travailleurs étrangers temporaires — sont les manières les plus appropriées de pallier à un manque de main-d’oeuvre persistant dans les établissements canadiens de traitement des viandes, a affirmé la ministre fédérale de l’Emploi, MaryAnn Mihychuk.

Le Conseil des viandes du Canada a fait valoir qu’un manque à gagner d’environ 1000 découpeurs de viandes et autres travailleurs empêchait les entreprises de fonctionner à pleine capacité ou d’augmenter leurs exportations.

Le groupe représentant des membres de l’industrie a fait pression sur Ottawa pour faciliter l’embauche par des entreprises de travailleurs spécialisés étrangers pour des boulots dans des abattoirs et des usines de transformation.

Alors qu’il y a eu des dizaines de milliers de mises à pied au pays, principalement en Alberta, il est logique de vouloir embaucher des travailleurs d’ici, a dit la ministre en entrevue.

Mme Mihychuk a soutenu qu’en ces temps économiques si durs dans les Prairies, il faudrait une «circonstance très inhabituelle» pour justifier d’avoir recours à un travailleur étranger temporaire pour combler un poste.

La présidente du Parti libéral du Canada, Anna Gainey, avait affirmé au Conseil des viandes du Canada, dans une lettre avant le scrutin fédéral du 19 octobre, qu’un gouvernement libéral corrigerait le tir du programme des travailleurs étrangers temporaires pour s’assurer qu’il comble des postes vacants lorsqu’il n’est pas possible de trouver des Canadiens qualifiés pour ces fonctions.

«Notre attention est portée sur l’offre d’un meilleur financement pour que les Canadiens obtiennent les compétences professionnelles appropriées, pour aider les entreprises à recruter des Canadiens, des résidents permanents et des réfugiés s’installant au pays afin qu’ils puissent combler ces postes», a fait valoir la ministre Mihychuk.

Certaines entreprises de l’industrie de la viande affirment que malgré le ralentissement économique, elles ne sont pas en mesure de trouver suffisamment de Canadiens prêts à travailler sur le plancher des abattoirs ou à découper les carcasses de boeuf et de porc dans leurs établissements.

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