Après un lock-out qui aura duré près de trois ans et une intervention gouvernementale pour y mettre fin, le conflit entre les concessionnaires automobiles du Saguenay – Lac-Saint-Jean et leurs employés de garage semble tirer à sa fin.

Le Centrale des syndicats démocratiques (CSD) annonce en effet qu’une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des employés de garage (SDEG–CSD) et la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Saguenay – Lac-Saint-Jean – Chibougamau (CCASLSJC).

Tant les représentants patronaux que syndicaux qualifient l’entente de «satisfaisante».

Celle-ci a été obtenue avec le soutien du médiateur Normand Gauthier, qui était au dossier depuis plusieurs mois.

L’entente de principe sera présentée aux membres du syndicat lors d’une assemblée générale qui se tiendra le 23 janvier prochain et le retour au travail est prévu le 25 janvier. Aucun élément n’a filtré sur le contenu de cette entente.

Cette date coïncide avec celle qu’avait prévue le ministre du Travail, Sam Hamad, qui avait présenté un projet de loi en novembre dernier pour mettre fin au lock-out et forcer la main des parties, à qui il avait alors donné une dernière chance de conclure une entente négociée.

Fait à noter, le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, s’était prononcé en faveur du projet de loi pour mettre fin au lock-out, lui dont le passé d’homme d’affaires a été marqué à plusieurs reprises par des lock-out dans ses propres entreprises, le plus long — 25 mois — étant survenu au Journal de Montréal entre janvier 2009 et février 2011.

«Nous avons toujours été confiants d’en arriver à un règlement négocié avec le syndicat: c’est grâce à la volonté des parties que ce conflit de travail prendra fin», a déclaré le président de la Corporation des concessionnaires, Gino Fortin, par voie de communiqué.

De son côté, le président du syndicat, Georges Bouchard, a également émis des commentaires fort positifs dans le même communiqué conjoint: «Nous sommes persuadés que cette entente procurera un nouveau dynamisme à l’industrie régionale des services automobiles ainsi que des emplois de qualité aux salariés de cette industrie, en plus d’offrir à la clientèle un service hors pair.»

En tout, 35 entités corporatives avaient décrété un lock-out à travers la région et tout près de 450 syndiqués étaient touchés.

Dans deux cas, les lock-out duraient depuis le mois de février 2013, soit depuis près de 35 mois, les autres depuis le mois de mars 2013, pour un total de 34 mois.

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