Chantal Levesque/Métro Après un procédé de sélection, les premiers dispositifs devraient être installés d’ici la fin de l’été, selon l’EEQ. Après la période d’essai, les centres de tri pourront choisir de garder la nouvelle technologie ou de la rendre à l’EEQ.

Éco entreprise Québec (EEQ) a mis en branle hier son plan qui vise à permettre aux centres de tri de recycler 100% du verre mis dans les bacs de récupération québécois.

Le plan Verre l’innovation commencera sous forme de projet pilote, quand EEQ implantera de nouveaux équipements dans six centres de tri pour une période de 15 mois. Cette nouvelle technologie, développée par l’entreprise britannique Krysteline et distribuée par l’entreprise québécoise Machinex, permettra, selon l’EEQ, un tri plus efficace de la «collecte sélective pêle-mêle».

La technologie mise au point par Krysteline fait imploser les objets et décolle automatiquement les étiquettes collées au verre, ce qui facilite le nettoyage, a expliqué en point de presse Jean-Luc Plante, vice-président de l’optimisation chez EEQ. Des procédés magnétiques, mécaniques et pneumatiques permettent ensuite de séparer les impuretés. En résulte du verre concassé trié selon la grosseur qui va de la poudre fine aux plus gros calibres.

Selon Maryse Vermette, PDG d’EEQ, cela résoudra un des plus gros problèmes du recyclage du verre au Québec, à savoir que le verre recyclé est souvent de moins bonne qualité que ce qu’on trouve aux États-Unis, par exemple. «Nous voulons améliorer la qualité du verre issu des centres de tri à l’aide d’équipement éprouvé qui va bien trier et nettoyer le verre, afin qu’on puisse trouver des débouchés pour ce produit, a-t-elle affirmé. Les débouchés se développent quand on a une matière première de qualité.»

Le plan de l’EEQ prévoit entre autres un soutien financier pour permettre au verre québécois d’intégrer de nouveaux marchés. Les industries de la filtration d’eau municipale et personnelle, du silicone et du caoutchouc sont des pistes intéressantes, selon M. Plante. Le responsable des infrastructures au comité exécutif de la Ville de Montréal, Lionel Perez, a d’ailleurs rappelé que la Ville cherchait à intégrer de la poudre de verre dans son béton pour trottoirs, et que l’École de technologie supérieure examine la possibilité d’intégrer des agrégats de verre dans le bitume.

Consigne
La PDG d’EEQ, Maryse Vermette, ne croit pas que la consigne que Québec veut imposer sur les bouteilles de vin vendues à la Société des alcools (SAQ), qui représentent entre 50% et 80% du verre dans les bacs de recyclage, aura un effet sur l’industrie du verre recyclé.

«Selon nous, le verre peut être géré par un système de collecte sélective amélioré et en travaillant à améliorer les débouchés, a-t-elle déclaré. C’est une solution pour l’ensemble des contenants de verre.»

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