John Woods/THE CANADIAN PRESS Graham James

Graham James, un ancien entraîneur de hockey junior qui a agressé sexuellement des joueurs, a obtenu lundi une libération conditionnelle de jour. L’homme de 62 ans a comparu lundi devant la commission des libérations conditionnelles dans un pénitencier de Laval.

La libération est assortie de conditions strictes et est bien en-deçà de la libération totale qu’il demandait. La commission a dit qu’une libération totale serait prématurée au moment présent et que Graham James devrait montrer plus d’empathie.

L’homme purge actuellement une peine de sept ans pour avoir agressé sexuellement des joueurs qu’il entraînait vers la fin des années 1980 et au début des années 1990 avec l’équipe des Broncos de Swift Current de la Ligue junior de l’Ouest.

Les conditions incluent une interdiction d’être en présence de personnes de moins de 18 ans et d’avoir des contacts directs ou indirects avec ses victimes. Il doit aussi aviser un travailleur social de relations potentielles ou actuelles. L’homme avait plaidé coupable en juin à d’autres accusations impliquant un joueur qui a décrit l’ex-entraîneur comme son tortionnaire et un démon.

Un juge de la Saskatchewan a accepté une soumission conjointe de la défense et de la Couronne pour la peine qui a fait en sorte que deux années de prison ont été ajoutées à la peine de cinq ans qu’il avait presque fini de purger en lien avec les autres accusations.

Il s’agissait de la troisième fois que Graham James devait faire face à des accusations d’agression sexuelle impliquant des joueurs qu’il entraînait. Il avait purgé 42 mois dans un pénitencier après avoir plaidé coupable en 1997 à des crimes sexuels sur Sheldon Kennedy et deux autres personnes. M. Kennedy jouait pour les Broncos à l’époque avant de passer à la LNH.

L’homme a demandé et reçu un pardon pour ces crimes en 2007 mais il était de retour devant la justice quelques années plus tard quand Todd Holt et son cousin, l’ex-joueur étoile des Flames de Calgary Theoren Fleury, ont mis de l’avant une nouvelle série d’allégations. M. Fleury a transmis sa réaction lundi sur Twitter après avoir eu vent de la décision de la commission des libérations conditionnelles. «En accordant la libération conditionnelle de jour, le système de justice canadien vient de réduire au silence encore plus de victimes de viol et fait en sorte qu’elles ressentent plus de honte aujourd’hui!!!!»

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