OTTAWA — Le comité mixte qui se penche sur l’aide médicale à mourir a entendu plusieurs témoins, lundi, en faveur du consentement préalable.

Les représentants de l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique et de Dying With Dignity Canada ont plaidé pour le droit de réclamer, à l’avance, l’aide médicale à mourir. Si ce droit n’était pas accordé, ont-ils dit, il y aurait injustice.

Ainsi, une personne qui exprimerait son intention de recourir à une aide médicale pour mettre fin à ses jours éventuellement, pourrait voir ses désirs ignorés parce que lorsqu’elle en serait au moment de vouloir la mort, elle pourrait ne plus pouvoir la réclamer.

La Société Alzheimer du Canada, dont le témoignage a suivi, ne s’est pas dite opposée à ce droit au consentement préalable. Ses porte-parole ont cependant fait une mise en garde, soulignant qu’entre un diagnostic et l’apparition de la démence, il pouvait se dérouler plusieurs années et l’intention du malade pouvait changer.

Le comité mixte sur l’aide médicale à mourir, composé de 11 députés et cinq sénateurs, a commencé à entendre des témoins la semaine dernière. Il doit livrer à la fin du mois un rapport pour guider le Parlement dans sa rédaction d’une loi en réponse à l’arrêt Carter. Ce jugement de la Cour suprême du Canada, livré en février 2015, a déclaré inconstitutionnels les articles du Code criminel qui interdisent l’aide médicale à mourir.

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