THE CANADIAN PRESS Makibi Timilak

IQALUIT, Nunavut – Le Nunavut lancera une enquête sur les circonstances nébuleuses entourant la mort d’un bébé de trois mois dans un secteur isolé de la Terre de Baffin.

Cette enquête, au sujet de la mort de Makibi Timulak survenue en 2012, pourra révéler davantage de renseignements sur un système de santé ayant déjà fait l’objet d’âpres critiques dans un précédent examen sur la tragédie.

Même si la cause du décès avait été attribuée au syndrome de mort subite du nourrisson, un premier examen avait révélé que des infirmières et des responsables n’avaient pas suivi les procédures le soir de la tragédie. Le rapport avait conclu que le décès avait été tu et que le climat de peur régnant au sein du ministère de la Santé empêchait que les problèmes soient abordés.

Le 4 avril 2012, la mère du bébé, Neevee Akesuk, a appelé le centre de soins de Cap Dorset, au sud de la Terre de Baffin, pour lui dire que Makibi n’était pas capable de dormir. On lui conseilla de baigner l’enfant et de l’amener au centre le lendemain matin.

Mme Akesuk suivit les recommandations, le bébé sembla s’endormir paisiblement. Quelques heures plus tard, comme il ne se réveillait pas, on le transporta au centre hospitalier où le personnel ne parvint pas à le ranimer.

Le gouvernement du Nunavut avait lancé une enquête externe sur la tragédie qui avait permis de révéler plusieurs faits troublants.

Dans un premier temps, l’infirmière de garde n’a pas bien réagi au premier appel de Mme Akesuk. Tout enfant âgé de moins d’un an souffrant d’un problème de santé doit être examiné en personne, ce qui n’a pas été fait.

Le décès n’a pas été rapporté comme un incident grave et aucune enquête interne n’a été menée au centre de soins.

L’examen avait aussi permis de déterminer que le personnel du centre de soins et les représentants du ministère ont fait fi du décès et semblaient plus soucieux de se protéger eux-mêmes que de résoudre les problèmes. En conclusion, le milieu de travail au centre de soins de Cape Dorset n’était pas sain bien avant la mort de Makibi, et l’intimidation empêchait nombre d’employés de se plaindre.

Le ministère de la Santé du territoire n’a pas aidé la situation en ignorant plusieurs griefs écrits.

Encore pis, les auteurs du rapport avaient écrit que ce problème pourrait être plus étendu sur le territoire. Plusieurs politiciens du Nunavut avaient d’ailleurs soulevé des inquiétudes similaires.

L’annonce du gouvernement du Nunavut survient quelques jours après que les parents de Makibi eurent déposé une demande d’enquête. Le ministre de la Justice, Paul Okalik, avait promis de lancer une enquête si les parents la réclamaient.

L’enquête — qui se déroulera à Cape Dorset — commencera à une date qui n’a pas encore été dévoilée.

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