Andrew Vaughan / La Presse Canadienne Dennis Oland

FREDERICTON – Rarement un avocat de la défense réclame une libération sous caution pour un condamné de meurtre dans l’attente d’un appel — et il est plus rare encore qu’un juge l’accorde —, mais les avocats de Dennis Oland espèrent faire mentir les sceptiques, mercredi.

Une libération sous caution en de telles circonstances n’a jamais été accordée pour un condamné de meurtre au Nouveau-Brunswick, et les avocats y sont parvenus seulement 21 fois au pays dans l’histoire.

Dennis Oland, âgé de 48 ans, a écopé la semaine dernière de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant au moins dix ans pour le meurtre non prémédité de son père, l’homme d’affaires millionnaire Richard Oland.

Le cadavre de Richard Oland avait été découvert le 7 juillet 2011 dans une mare de sang à son bureau de Saint-Jean. L’homme d’affaires avait été frappé de 45 coups à la tête, au cou et aux mains par un objet contondant, qui n’a jamais été retrouvé par les policiers.

Dans la demande d’appel, la défense argue que le verdict était «déraisonnable» sur les questions de droit et qu’«un jury raisonnable, qui aurait obtenu les instructions appropriées», n’aurait pas pu arriver à un tel verdict.

Les avocats demandent à la cour d’autoriser l’appel, d’annuler la condamnation et de prononcer un acquittement ou d’ordonner un nouveau procès.

Nicole O’Byrne, professeure de droit à l’Université du Nouveau-Brunswick, a affirmé que les exigences étaient si élevées pour une telle demande de libération conditionnelle que les avocats de la défense ne s’y aventurent généralement pas.

La semaine dernière, l’avocat de la défense Alan Gold a affirmé à la Cour d’appel qu’une libération sous caution devrait être accordée étant donné le sérieux des fondements de l’appel, notamment sur des questions de droit.

Mme O’Byrne a aussi indiqué que Me Gold avait fait valoir que son client avait respecté les conditions et avait prouvé qu’il ne présentait pas de risque d’évasion lors d’une précédente libération sous caution.

«(M. Oland) n’a pas d’antécédents criminels formels, ils ont plus de 70 lettres de soutien de la collectivité, et des membres de la famille ont dégagé 400 000 $ pour garantir sa caution», a souligné la professeure.

Le juge Marc Richard doit rendre sa décision mercredi après-midi.

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