Salvatore Sacco Salvatore Sacco / La Presse Canadienne

PICKERING, Ont. – L’adolescente de 14 ans qui aurait poignardé des étudiants et des membres du personnel dans une école secondaire ontarienne fait maintenant face à 15 accusations criminelles, ont annoncé les autorités, mercredi.

La police régionale de Durham a déposé les accusations 24 heures après l’attaque survenue mardi à l’école secondaire Dunbarton à Pickering, dans le sud de l’Ontario, durant laquelle sept personnes ont été légèrement blessées.

Mercredi, le corps policier a révisé le bilan des blessés, l’établissant à cinq élèves et deux employés. Mardi soir, le conseil scolaire du district de Durham avait rapporté neuf blessés, soit six élèves et trois employés.

La jeune fille, qui ne peut être identifiée en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, fait face à sept chefs d’accusation pour agression armée et six chefs pour voies de fait causant des lésions corporelles. Elle a également été accusée de possession d’une arme dangereuse et de voies de fait.

L’adolescente devait comparaître mercredi matin pour son enquête sur remise en liberté. Le résultat de l’audience n’était pas encore connu en début d’après-midi.

Les cours ont repris à l’école Dunbarton, mercredi, une journée après que la présumée auteure de l’attaque eut semé la panique dans les corridors de l’établissement.

L’assaut, qui aurait commencé vers 8 h selon la police, a poussé élèves et enseignants à prendre la fuite. Des témoins ont raconté avoir vu la jeune fille courir dans les couloirs avec un couteau dans chaque main.

Une élève de 14 ans, visiblement ébranlée, a confié être tombée face à face avec la suspecte, qui a donné des coups de couteau en sa direction. «J’ai couru pour sauver ma vie, a-t-elle révélé, en sanglots. Je ne peux pas croire que cela est arrivé. Elle m’a presque eue.»

Un autre élève a indiqué que tout cela lui avait paru irréel. «Les gens criaient et couraient. Il y avait du sang sur le sol. J’ai pensé que cela n’avait pas l’air vrai.»

D’après les autorités, ce sont deux membres du personnel qui ont mis fin à l’attaque en maîtrisant l’adolescente et en la maintenant par terre jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre. «Nous félicitons les employés qui ont stoppé l’assaut avant que la situation n’empire, a déclaré le sergent Bill Calder après l’incident. Ils ont fait ce qu’il fallait faire.»

Dans un communiqué, les enquêteurs ont précisé que l’attaque ne semblait pas viser quelqu’un en particulier. «Elle a apparemment agi seule», a ajouté M. Calder.

Mercredi, l’école Dunbarton a écrit sur Twitter que la vie avait repris son cours normal et que du soutien psychologique était disponible pour les élèves qui en avaient besoin.

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