ROSEMÈRE, Qc – La Ville de Rosemère, dans les Laurentides, a annoncé la dissolution de son Service de sécurité incendie et la conclusion d’une entente de 20 ans sur la protection des incendies avec la ville voisine de Blainville.

Cette entente est entrée en vigueur lundi et assure la présence de pompiers en caserne 24 heures par jour, sept jours par semaine. En cas d’urgence, les citoyens continuent de composer le 911 afin d’obtenir l’aide des pompiers.

La mairesse de Rosemère, Madeleine Leduc, affirme que l’entente entre les deux municipalités améliore le temps de réponse des pompiers et la sécurité des citoyens, à un bien meilleur coût. La mairesse estime que pendant les 20 prochaines années, les Rosemèrois économiseront quelque 30 millions $.

L’entente signifie la mise à pied d’une quarantaine de personnes qui travaillaient au Service de sécurité incendie de Rosemère, presque tous des pompiers. La Ville signale que des modalités de cessation d’emploi sont prévues pour elles.

Le Syndicat des pompiers et pompières du Québec (SPQ-FTQ), qui représente la section locale de Blainville, a dénoncé, par communiqué, la méthode employée pour annoncer la fermeture aux employés du Service de sécurité incendie.

«L’attitude de la Ville de Rosemère est non seulement déplorable, mais complètement irresponsable», a indiqué le président du SPQ-FTQ, Daniel Pépin.

Il a déploré que les 38 pompiers aient reçu la visite d’un huissier, lundi, leur annonçant la nouvelle et les invitant à récupérer leurs effets personnels, le soir même.

M. Pépin a donné comme exemple ce qui a été fait en Montérégie, dans le secteur de Rousillon-Sud, où les services incendie ont fusionné plutôt que de fermer.

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