MONTRÉAL – La Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui représente 34 000 enseignants du primaire et du secondaire, a conclu à son tour une entente de principe avec Québec quant au renouvellement de sa convention collective. Mais aucune entente n’est encore intervenue avec le Syndicat des professionnels du gouvernement.

La FAE a confirmé, jeudi, qu’elle avait finalement conclu cette entente de principe et que celle-ci avait même déjà été soumise à son conseil fédératif de négociation, qui compte 70 membres.

Des assemblées générales des membres devront cependant être tenues dans les huit syndicats affiliés à la FAE afin de se prononcer sur le contenu de cette entente de principe. Celles-ci doivent avoir lieu d’ici le 23 mars, notamment à Montréal, Laval et dans l’Outaouais.

L’organisation syndicale a fait savoir qu’elle n’émettrait pas d’autres commentaires d’ici là.

Sa priorité a toutefois toujours été l’ajout de ressources en soutien aux enseignants et pour les élèves ayant des difficultés d’apprentissage. Beaucoup de ses membres, aussi, ont un statut précaire.

La FAE représente le tiers de enseignants du préscolaire, primaire et secondaire. Les deux autres tiers sont représentés par la Fédération des syndicats de l’enseignement, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui faisait partie du front commun, et qui a déjà entériné l’entente de principe.

Pas conclu

Il reste toutefois d’autres syndicats du secteur public qui n’ont toujours pas conclu d’entente de principe pour renouveler leur convention collective, à commencer par le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, qui a jadis fait partie du front commun, mais qui cette fois avait choisi de faire bande à part.

Le SPGQ représente des professionnels, comme des comptables, des arpenteurs-géomètres, des analystes en informatique, par exemple.

Au cours d’une entrevue, son président, Richard Perron, s’est dit heureux pour les autres syndicats qui ont réglé, mais a rappelé que ce n’était toujours pas le cas pour ses 25 000 membres.

«Nous on a une problématique particulière d’incohérence dans nos échelles salariales. C’est une classification qui date des années 1960, qui a été retouchée dans les années 1980 et il y a un ménage à faire là-dedans. Il y a un travail important à faire en termes de cohérence et de relativité salariale», a-t-il souligné.

Le SPGQ a déjà recours à des moyens de pression, en faisant une «grève de soir et de fin de semaine» — qu’il va d’ailleurs poursuivre.

Son conseil syndical doit se réunir la semaine prochaine. «On verra si ce moyen de pression sera remis en question pour être remplacé par un autre ou accompagné par un autre», a indiqué M. Perron.

L’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec fait aussi partie des syndicats qui n’ont toujours pas conclu d’entente. Elle représente 1400 membres.

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