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QUÉBEC – Les organismes qui viennent en aide aux femmes à la recherche d’un emploi ont besoin d’aide à leur tour.

Les porte-parole des 16 organismes québécois spécialisés dans la main-d’oeuvre féminine sont venues lancer un cri du coeur, jeudi, à la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, «exigeant» son soutien immédiat pour continuer leur travail.

Ces organismes, provenant de 11 régions, réclament, au total, 1,2 million $ annuellement, sur une base récurrente, à se partager pour mener à bien leur mission, qui consiste à aider des femmes à intégrer ou réintégrer le marché du travail.

Ces organismes cherchent à atteindre une clientèle qui présente un défi particulier, formée de femmes démunies, souvent peu instruites et depuis longtemps éloignées du marché du travail. Certaines bénéficient de l’aide sociale.

Il s’agirait en fait de rétablir le financement annuel qu’ils obtenaient, avant le dernier budget Leitao, qui a amputé 60 pour cent de la somme, passée de 1,2 million $ à 500 000 $.

Avec l’appui de l’opposition péquiste, ces organismes sont venus à Québec demander à la ministre Thériault qu’elle intercède auprès du ministre des Finances, Carlos Leitao, pour qu’il ait une bonne pensée pour ces femmes, dans son prochain budget, qui sera déposé jeudi prochain.

Interpellée en Chambre à ce propos, la ministre Thériault a demandé aux groupes de faire preuve de patience.

Elle a dit qu’un nouveau plan d’action sur l’égalité serait connu en octobre et que d’ici là les organismes pouvaient présenter des projets à la pièce, qui seraient éventuellement financés.

«Pour se rendre jusqu’à l’automne, nous sommes disposés à regarder des projets spécifiques qui pourraient répondre exactement à la mission pour continuer d’accompagner les groupes», a dit Mme Thériault, sans rien promettre de concret.

Les organismes ne sont pas nécessairement menacés de fermeture à court terme, mais les services qu’ils offrent aux femmes en quête d’un emploi, eux, sont directement touchés par cette coupe budgétaire, ont dénoncé les porte-parole, en conférence de presse.

Les sommes réclamées serviraient «à soutenir des milliers de femmes dans leur parcours vers l’emploi», a indiqué la directrice du Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail, Nathalie Goulet.

Elle a déploré le fait que le gouvernement ait choisi de «faire des économies de bout de chandelle» sur le dos de ces femmes. Ces coupes «ont des conséquences dramatiques sur le pouvoir d’agir des organismes», a fait valoir Mme Goulet.

Pourtant, «sortir les femmes de l’aide sociale devrait être une priorité gouvernementale», selon elle.

Surtout, les organismes ne peuvent attendre jusqu’à l’automne, ils ont besoin de financement dès maintenant, a-t-elle plaidé.

La ministre Thériault doit agir sans tarder pour donner les moyens à ces organismes de favoriser l’emploi au féminin, a commenté pour sa part la députée péquiste Carole Poirier, porte-parole en matière de condition féminine.

Elle a choisi de paraphraser une déclaration récente de la ministre Thériault, en lui lançant le message suivant: «Let’s go, vas-y, Lise! On t’appuie. Vas chercher 1,2 million $!».

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