TORONTO – Un homme reconnu coupable de la mort de sa fille adolescente, dont les restes calcinés avaient été retrouvés dans une valise il y a deux décennies, veut en appeler de sa condamnation.

Everton Biddersingh veut plaider qu’il y a encore des éléments de preuve dans sa cause qui n’ont pas été présentés en cour.

L’homme de 60 ans argumente aussi que le juge qui a présidé son procès a commis une erreur en permettant au jury qui a décidé de l’affaire de considérer qu’il avait affamé sa fille.

Il a été reconnu coupable en janvier de meurtre prémédité pour la mort de Melonie, 17 ans, dont le corps émacié a été retrouvé brûlé, au point qu’elle n’était plus reconnaissable, il y a 21 ans.

Il a reçu en février une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

En délivrant la peine, le juge de la Cour supérieure de l’Ontario Al O’Marra qualifié la vie de Melonie avec son père d’«horreur indescriptible».

Dans son avis soumis à la Cour d’appel, Everton Biddersingh annonce qu’il contestera à la fois sa condamnation et sa peine.

Son procès a été ponctué de preuves accablantes et de témoignages émotifs au sujet des abus dont a souffert Melonie avant qu’elle ne meure, en septembre 1994.

La cause a pris des années avant de se rendre à procès parce qu’initialement, la police était incapable d’identifier les restes humains. Puis, elle a reçu une information qui a mené à l’arrestation de Biddersingh en mars 2012.

La jeune fille était venue de Jamaïque avec ses deux frères dans l’espoir d’une vie meilleure.

La Cour a entendu les mauvais traitements qu’elle a subis: elle a été rouée de coups, privée de nourriture et enchaînée pendant de longues périodes à des meubles.
La Couronne a maintenu que Biddersingh avait soit noyé ou affamé l’adolescente après une période d’abus prolongés. Elle ne pesait que 50 livres au moment de son décès et son corps présentait de nombreuses fractures.

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