Adrian Wyld/THE CANADIAN PRESS Le ministre de l'Immigration John McCallum

OTTAWA – L’annonce du retrait partiel des troupes russes de la Syrie pourrait être une bonne nouvelle pour le pays déchiré par une guerre civile depuis près de cinq ans, a affirmé lundi le ministre canadien de l’Immigration.

John McCallum a toutefois dit qu’il était trop tôt pour confirmer qu’il s’agit bel et bien d’un signe positif pour l’avenir.

Tout ce qui peut contribuer à la fin du conflit et qui peut améliorer le sort des millions de migrants affectés par «l’horrible guerre» est une bonne nouvelle en soi, a déclaré le ministre. Or, on ne sait pas si cela mènera à des résultats concrets, a-t-il remarqué.

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé lundi que l’armée du pays procèderait dès le lendemain au retrait partiel de ses troupes de la Syrie, ce que certains jugent prometteur pour les pourparlers de paix, qui se sont rouverts à Genève le même jour.

Les États-Unis et la Russie ont négocié un cessez-le-feu le 27 février, qui a été généralement respecté par toutes les parties. La guerre civile en Syrie, qui a causé la mort d’au moins 250 000 personnes, entrera officiellement dans sa cinquième année, mardi.

La situation en Syrie semble désespérée, a souligné M. McCallum, et c’est pour cette raison que le Canada a décidé de faire sa part, faisant référence aux 25 000 réfugiés syriens qui ont été accueillis au pays depuis la prise de pouvoir du gouvernement libéral à Ottawa.

Il faudra maintenant sept à huit mois pour déterminer le prochain objectif d’accueil d’ici 2017, a dit le ministre. «Nous aurons clairement, je crois, plus de réfugiés que sous l’ancien gouvernement. À savoir si nous en aurons autant cette année, cela reste à voir. Mais ce (sujet) fera partie des discussions que nous aurons prochainement», a-t-il expliqué.

Un rapport publié lundi par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) indique qu’un enfant syrien sur trois — ou 3,7 millions — est né après l’éclatement du conflit, en 2011, dont 151 000 d’entre eux ont vu le jour en tant que réfugiés.

«Quelqu’un qui était en première année lorsque la guerre a commencé serait maintenant en sixième année. C’est une énorme différence… C’est la moitié, ou plus, de la vie d’un enfant», s’est désolé David Morley, président d’UNICEF Canada.

Il y a environ 2,1 millions d’enfants toujours en Syrie qui ne vont pas à l’école et 700 000 autres qui sont établis dans les pays voisins.

Au moins 40 écoles ont été la cible d’attaques militaires, l’année dernière, en Syrie, parmi les quelque 6000 établissements scolaires au pays qui ne sont plus accessibles.

Les plus jeunes sont également recrutés dans l’armée, selon M. Morley. «Cela viole le droit humanitaire international. Cela équivaut à attaquer des hôpitaux ou des écoles», a-t-il déploré.

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