Pavlo Palamarchuk/The Associated Press Le ministre Harjit Sajjan (troisième à partir de la droite) est de passage en Ukraine cette semaine.

OTTAWA – Un nouveau contingent de soldats canadiens est arrivé en Europe de l’Est afin de prendre part aux exercices de l’OTAN, un déploiement qui survient juste après une flambée de violence entre l’armée ukrainienne et les forces séparatistes soutenues par la Russie.

La centaine de membres du 1er Bataillon, 22e Royal Régiment, basé à Valcartier, s’exerceront en Pologne et en Roumanie, loin de la ligne de front, et ne font pas partie de la mission d’entraînement supervisée par les États-Unis dans l’ouest de l’Ukraine.

De hauts dirigeants américains ont exprimé des craintes sérieuses concernant plusieurs violations du cessez-le-feu dans les régions dissidentes de l’ancienne république soviétique rapportées par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Le commandant canadien, le major Éric Beauchamp, a déclaré que ses troupes ne ressentaient pas nécessairement les tensions, mais qu’elles savaient très bien que les soldats européens étaient heureux de les voir.

«Même si nous ne sommes qu’un petit détachement, ils apprécient notre présence et veulent que le monde entier sache que nous sommes là, a indiqué M. Beauchamp lors d’une récente entrevue avec La Presse Canadienne. En raison des tensions, l’impact que nous avons est très tangible et nous le voyons.»

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, et son secrétaire parlementaire, le député libéral John McKay, sont de passage en Europe de l’Est, cette semaine, afin de rencontrer des autorités ukrainiennes et polonaises.

À l’instar de l’envoi de militaires canadiens, ce voyage est perçu comme une tentative pour rassurer les alliés du Canada.

La guerre dans cette partie du monde a presque totalement disparu des manchettes dans plusieurs pays occidentaux, remplacée par des comptes rendus détaillés du conflit avec le groupe armé État islamique.

Il y a deux ans mercredi, la Russie annexait la Crimée, un geste suivi quelques mois plus tard par un soulèvement dans deux districts de l’est de l’Ukraine.

Cette situation avait donné lieu à une vague de sanctions de la part des gouvernements occidentaux et suscité des craintes quant aux intentions du président russe, Vladimir Poutine. De nombreux pays susceptibles de se trouver dans la ligne de mire de Moscou sont de nouveaux membres de l’OTAN, qui réclameraient de l’aide advenant une invasion.

L’an dernier, le centre de recherche américain Pew avait effectué un vaste sondage auprès du grand public au sein des États membres de l’Alliance.

Même si de multiples répondants voyaient la Russie comme une menace, peu d’entre eux étaient en faveur d’un déploiement militaire en Ukraine. Découverte encore plus importante: au moins la moitié des Allemands, des Français et des Italiens interrogés ont soutenu que leur pays ne devrait pas recourir à la force pour défendre un allié de l’OTAN attaqué par la Russie.

Selon l’étude publiée en juin 2015, le Canada et les États-Unis sont les seuls endroits où plus de la moitié des citoyens pensent que leur pays devrait intervenir militairement contre le gouvernement russe si ce dernier s’en prenait à un autre pays appartenant à l’Alliance.

Le sondage indique aussi que les membres de l’OTAN sont plus ouverts à fournir de l’aide économique que militaire à l’Ukraine.

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