Graham Hughes / La Presse canadienne Gilles Duceppe

L’ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe a été blâmé par le Conseil de presse dans une décision rendue mercredi, pour deux chroniques parues dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec en 2015.

En effet, le 21 avril 2015, François Rolland, juge en chef de la Cour supérieure du Québec, dépose une plainte contre Gilles Duceppe, le Journal de Montréal et le Journal de Québec, concernant deux chroniques publiées les 2 et 6 avril 2015, sous les titres «Honte au Barreau du Québec» et «Le chat est sorti de la toge!» et un texte publié le 10 avril 2015, sous le titre «Réponse au Juge Rolland:­ des précisions s’imposent», pour information inexacte, atteinte à sa réputation et diffamation.

«L’atteinte à la réputation et la diffamation ne sont pas considérées comme du ressort de la déontologie journalistique et relèvent plutôt de la sphère judiciaire. Comme le Conseil de presse ne rend pas de décisions à ce titre, le grief n’a pas été traité», souligne le Conseil de presse dans sa décision. «En effet, puisque la profession de journaliste est totalement dérèglementée, il en appert qu’il n’existe aucun critère objectif qui permet de départager ceux qui seraient journalistes, des autres. Dans les circonstances, plutôt que de chercher à définir qui est journaliste, le Conseil doit donc plutôt chercher à déterminer ce qui constitue un acte journalistique.»

Même si Gilles Duceppe n’est pas un journaliste, il doit accepter les règles qui s’appliquent à tous ceux qui exercent ce métier, à savoir les règles de déontologie journalistique. C’est pourquoi seulement le grief d’informations inexactes est retenu contre lui.

Le Conseil de presse reproche aussi au Journal de Montréal et au Journal de Québec son manque de collaboration pour avoir refusé de répondre à la plainte les concernant. Quant à lui, M. Duceppe a répondu à la plainte.

Le Conseil de presse du Québec rappelle que: «Lorsqu’une plainte est retenue, l’entreprise de presse visée par la décision a l’obligation morale de la publier ou de la diffuser. Les entreprises de presse membre s’engagent pour leur part à respecter cette obligation, et à faire parvenir au secrétariat du Conseil une preuve de cette diffusion au maximum 30 jours suivant la date de la décision.»

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