ROUYN-NORANDA, Qc – Trois ans après la célèbre période tumultueuse de contestation étudiante avec les carrés rouges, une nouvelle association, l’Union étudiante du Québec (UÉQ), a été officiellement fondée samedi à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, à Rouyn-Noranda.

L’UÉQ, avec déjà 72 000 membres, soit un peu plus du tiers des étudiants universitaires québécois, est née des cendres de la Fédération étudiante universitaire du Québec, la FEUQ.

Elle se trouve en «pole position» sur le plan du nombre de membres. Sa rivale, l’Association pour une voix étudiante au Québec, l’AVEQ, s’appuie sur 30 000 étudiants, des jeunes du premier cycle de l’Université Concordia. L’ASSÉ, qui tiendra son prochain congrès annuel à Québec les 23 et 24 avril, a aussi l’appui de milliers d’universitaires, notamment à l’Université de Montréal, à l’UQAM et à Laval.

Le président de l’UÉQ, Nicolas Lavallée, a été élu sans opposition. Son association se donne comme mandat d’améliorer les conditions de vie et d’étude de ses membres tout en militant pour un réinvestissement «important» pour les universités.

Concrètement, sur le plan politique, M. Lavallée compte se battre sur deux fronts où il sera question d’argent, les prêts-bourses et la recherche.

L’Union étudiante du Québec plaide pour que les 80 millions $ prévus en aide fédérale pour les étudiants au Québec servent à améliorer le programme de prêts et bourses.

En vertu du dernier budget fédéral, Ottawa accroit de 50 pour cent le montant des bourses d’études canadiennes mais elles ne sont pas offertes au Québec qui a son propre régime de prêts et bourses

«On va se battre pour ça, a dit M. Lavallée, il n’est pas question de perdre un tel montant», a-t-il indiqué en entrevue. Mais le gouvernement Couillard n’a pas encore dit comment il utilisera ces 80 millions.

L’association étudiante veut aussi un réinvestissement massif en enseignement supérieur et aussi en recherche.

«On oublie trop souvent, a signalé le leader étudiant, que tout stagne depuis des années en matière de financement universitaire. Au final, cela fait entre autres moins de fonds pour faire de la recherche sur les divers campus québécois, une situation qui doit changer» a-t-il déploré.

Nicolas Lavallée, qui fréquente l’Université de Montréal, compte par ailleurs «sonder» ce qui se passe sur les divers établissements universitaires en rencontrant les associations étudiantes avant que la session se termine.

Les étudiants membres de l’Union étudiante du Québec sont présentement répartis sur six différents campus à Sherbrooke, Rouyn-Noranda et Montréal.

Des consultations se poursuivent auprès des étudiants à travers le circuit universitaire afin de prendre position pour une association pan-québécoise ou faire tout simplement cavalier seul.

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