Josie Desmarais/Métro

MONTRÉAL – Les employés syndiqués du centre de distribution Brault et Martineau, dans l’Est de Montréal, ont accepté samedi la proposition de la médiatrice conciliatrice Lise Lavallée, ce qui met un terme au lock-out qui avait été imposé aux travailleurs le 28 février.

Les 171 travailleurs syndiqués ayant voté, membres du syndicat Unifor, affilié à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), ont ratifié à 80 pour cent la proposition soumise, qui confirme cependant la volonté de l’employeur de fonctionner avec un régime de retraite à deux vitesses.

Les travailleurs embauchés après le 31 décembre 2015 auront un régime de retraite à cotisation déterminée alors que les anciens travailleurs conservent le régime à prestation déterminée, «moins avantageux», aux dires des experts.

En contrepartie, l’employeur, dit le syndicat, s’est engagé à maintenir le centre de distribution ouvert pour la durée de la convention collective. Les syndiqués auront droit à des hausses de salaires variant entre 2,5 pour cent et 3 pour cent selon l’année du contrat de travail de cinq ans. il n’y aura aucune mise à pied ou perte d’emploi en raison du lock-out.

Olivier Carrière, représentant national d’Unifor, a soutenu que la négociation aurait été fort différente si le gouvernement du Québec avait une loi prévoyant clairement l’interdiction de régimes de retraite à deux vitesses au sein d’une même entreprise.

A son avis, lors de la reprise des pourparlers il y a quelques jours, l’employeur a placé les travailleurs dans une position «impossible» en annonçant la fermeture du centre de distribution si les syndiqués n’acceptaient pas son plan de match.

Par ailleurs, Brault et Martineau, ou Groupe BMTC, a mis ses employés en lock-out le 21 mars dernier à l’un de ses magasins de Laval. Le syndicat, qui représente 37 salariés, tente de négocier une première convention collective à cet endroit.

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