MONTRÉAL – La famille et les proches de Jennifer Mawn et de son garçon de 12 ans, Arthur Laflamme, étaient en deuil, lundi, alors que les deux Québécois sont morts dans un tremblement de terre dévastateur en Équateur.

La mère et son fils ont péri lorsque le plafond de leur appartement s’est affaissé à la suite du séisme de magnitude 7,8.

«C’était une personne très gentille. Je suis vraiment sous le choc», a confié Hugo Laprise, qui a travaillé à la clinique pour les enfants et les adolescents mise sur pied par Jennifer Mawn, à Longueuil, au sud de Montréal.

«C’était une personne très optimiste, elle était vraiment gentille, très honnête, professionnelle et elle tentait toujours d’agir dans le meilleur intérêt de tous», a-t-il poursuivi.

Mme Mawn, une neuropsychologue, gardait le contact avec la clinique même si elle était à l’étranger; elle communiquait avec les employés plusieurs fois par semaine, selon M. Laprise.

Une autre collègue, Jacqueline LaBrie, a confié qu’il avait été «très dur» de se réveiller à 5 heures pour apprendre que Mme Mawn et son fils avaient été tués.

Mme LaBrie, une travailleuse sociale en médiation familiale qui partageait son bureau avec la défunte, l’a décrite comme une mère de famille «brillante et pleine d’énergie». Elle lui avait parlé la dernière fois le 1er avril et la dernière présence de Mme Mawn au Québec remontait aux Fêtes.

Le conjoint de Jennifer Mawn, Pascal Laflamme, et leur fille, Laurie-Ann, ont été légèrement blessés dans la secousse, a précisé un proche.

Guy Laflamme a dit à la station de radio 98,5 que son neveu, Pascal Laflamme, avait déménagé en Équateur en septembre avec sa femme et leurs deux enfants, car la famille aimait bien voyager et travailler à l’étranger.

Lorsque la terre a commencé à trembler, samedi soir, Pascal Laflamme communiquait avec son père, Réal, au Québec, a raconté son oncle Guy. Il a alors crié à sa famille de sortir et puis la communication s’est interrompue. Le Québécois a finalement réussi à rétablir la communication avec ses proches pour leur annoncer le décès de sa femme et de son fils. Lui et sa fille, Laurie-Ann, ont été légèrement blessés lors du séisme mais ils se portent bien.

M. Laflamme a ajouté que le père et sa fille s’étaient rendus à l’hôpital, mais ils ont finalement rebroussé chemin parce qu’il y avait là-bas plusieurs blessés graves.

La famille Mawn-Laflamme parlait beaucoup de ses voyages sur un blogue. Ils ont vécu de 2007 à 2010 à la Réunion, avant de retourner au Canada, pour aller ensuite vers Maurice et finalement l’Équateur.

Pascal Laflamme a écrit dans un message que sa famille avait déménagé sur la ville côtière de Bahia de Caraquez, en Équateur. «Nous avons vraiment ça ici, la température est bonne et vivre près de l’océan Pacifique est un réel plaisir», avait-il écrit.

Le séisme de magnitude 7,8, le plus puissant à frapper le pays depuis 1979, a fait au moins 350 morts et 2500 blessés. La Croix-Rouge espagnole croit que jusqu’à 100 000 personnes pourraient avoir besoin d’aide. Selon l’organisation humanitaire, qui collabore avec sa consoeur équatorienne, entre 3000 et 5000 personnes ont besoin d’un abri temporaire.

Affaires mondiales Canada a demandé aux Canadiens dont des proches seraient en Équateur de communiquer avec son centre d’urgence. Le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale, a par ailleurs indiqué que le Canada était prêt à répondre «avec diligence» à toute demande d’assistance de l’Équateur.

Judith Barrett, une femme originaire de Vancouver vit en Équateur depuis 40 ans et elle n’a jamais ressenti une secousse aussi puissante. «Ça a vraiment tremblé pendant environ trois minutes, mais heureusement nous n’avons eu aucun dommage. Tous les immeubles sont restés forts et l’océan était calme», a expliqué celle qui est propriétaire d’un établissement hôtelier situé à environ 40 minutes de l’épicentre.

«Nous avons d’abord entendu un bruit strident, qui sonnait comme si quelqu’un courait dans les escaliers avec de grosses bottes et après le sol a commencé à trembler», a-t-elle décrit.

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