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VANCOUVER – WestJet rejette les accusations formulées par une ancienne agente de bord voulant que le transporteur aérien ait négligé de protéger ses employées contre le harcèlement.

L’entreprise établie à Calgary affirme que si elle ne traitait pas équitablement les plaintes de son personnel, cela pourrait nuire à sa réputation.

Le transporteur souhaite que la Cour suprême de la Colombie-Britannique refuse de donner son aval à la requête en action collective déposée cette semaine par Mandalena Lewis.

WestJet nie qu’elle permette le harcèlement sur ses lieux de travail, peut-on lire dans les documents remis à la cour. L’entreprise ajoute qu’il est important, d’un point de vue financier et pour sa réputation, de fournir à ses employées un environnement de travail à l’abri du harcèlement.

Le transporteur rejette aussi les accusations voulant que ses méthodes d’enquête visent à décourager les plaignantes potentielles et les faire taire si elles décident d’aller de l’avant.

«En réalité, c’est le contraire qui est vrai, assure WestJet. Les enquêtes (réalisées sous le sceau de la confidentialité) encouragent les employées à rapporter tout comportement inapproprié en leur permettant de le faire confidentiellement.

WestJet ajoute que les lois protégeant la vie privée ne lui permettent pas de dévoiler des précisions sur les enquêtes.

Autre poursuite

Il s’agit de la deuxième poursuite intentée par Mme Lewis contre son ancien employeur. Plus tôt cette année, elle avait aussi intenté des poursuites civiles contre WestJet, l’accusant de ne pas avoir réagi adéquatement après qu’elle eut signalé avoir été agressée sexuellement par un pilote lors d’une escale à Hawaii.

Elle a dit avoir voulu déposer une requête en action collective après que de nombreuses collègues l’eut approchée pour lui dire qu’elles avaient été agressées elles aussi.

Dans les documents concernant la requête en action collective, il est fait mention de blagues sexistes, de commentaires obscènes, de contacts physiques non sollicités et de propositions sexuelles.

La requête affirme que WestJet protège les «harceleurs» car ce sont souvent des pilotes considérés comme des employés plus utiles à l’entreprise d’un point de vue économique.

Aucune des allégations n’a encore été prouvée devant un tribunal.

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